Marie et Sanat Koumara
‘Le rire d’un enfant vers le Moyen-Orient’

A Athènes, par l’intermédiaire de Mariannick
08/04/2009

Nous sommes venus vous tenir compagnie aujourd’hui, à moins que ce ne soit vous qui soyez venus nous tenir compagnie aujourd’hui… d’une façon comme de l’autre nous sommes ici ensemble, Marie, Sanat Koumara et vous. De notre côté, pourquoi sommes-nous ici ensemble, Sanat Koumara et Marie ? Parce que nous vous apportons aujourd’hui, spécialement aujourd’hui, (réf. à la pleine lune apportant des énergies d’union) deux énergies très différentes qui se complètent, comme vous pourriez dire également que vos énergies se complètent elles aussi.

Nous pourrions parler d’énergies féminines et masculines, bien qu’à partir d’un certain niveau ces termes n’aient plus beaucoup de sens, alors parlons plutôt de couleurs différentes, l’une pénétrant l’autre, s’unissant à l’autre, et mieux encore jouant avec l’autre. Ainsi, vous pourriez imaginer un cercle d’un rose pale autour de vous, tournant dans une direction, et à l’extérieur de ce cercle un autre cercle que vous pouvez voir d’un bleu ciel pastel, et qui lui tourne à l’opposé du premier. Vous avez donc deux cercles qui tournent autour de vous, chacun dans une direction différente mais en totale harmonie.

Avant que cette canalisation ne commence, Elie vous a fait construire un pont reliant le pays où vous vous trouvez au Moyen-Orient, et vous a demandé de le renforcer par des pensées d’amour, de joie et de gratitude, car ce sont les meilleures conditions pour construire de bonnes relations : avoir ces trois vibrations et les tresser ensemble unissant ainsi des mondes, des nations, des personnes, des vibrations.

Beaucoup d’entre vous avant cette précédente méditation faisiez un rejet du Moyen-Orient, rejet que vous avez travaillé, qui s’est adouci a changé de vibration et fait maintenant partie du passé. Nous aimerions que vous y pensiez à un autre niveau : à ce qui peut se passer entre les femmes et les hommes dans votre pays, en Europe et dans le monde. Ces deux cercles énergétiques, du féminin et du masculin, ne sont pas comme les deux cercles qui vous entourent en ce moment, en parfaite harmonie. Le plus souvent, ces deux cercles se trouvent très loin l’un de l’autre, l’un essayant de recouvrir l’autre, non pas en se montrant meilleur mais plutôt en rabaissant l’autre, en le cachant, en le neutralisant.

Des jeux de pouvoir à n’en plus finir. Des jeux de pouvoir auxquels vous avez participé un nombre incalculable de fois tout comme tout être humain vivant à la surface de la terre. Il est temps à présent de remiser ces jeux dans une boite au-dessus de laquelle vous écrirez « Jeux de l’ancienne énergie. Jeux auxquels nous avons joué il y a longtemps. Jeux de l’ancienne époque. Jeux bons pour les musées. Jeux que regarderont les enfants de nos enfants sans vraiment croire qu’ils aient pu un jour exister. » Des jeux vides, sans sens, juste pour le jeu du pouvoir. Jeux dans lesquels vous avez joué tour à tour le rôle de l’un ou de l’autre, de l’homme ou de la femme. Vous avez essayé tous les rôles sans en être jamais satisfaits. C’est cela qui vous a conduit à chercher autre chose et à placer votre intention. A un moment, vous avez placé l’intention que ces deux cercles, si loin l’un de l’autre, puissent s’attirer et se réconcilier. Non pas en fusionnant mais en vivant l’un près de l’autre, chacun ayant sa propre fréquence et sa richesse propre, le tout en totale harmonie.

Quand nous pouvons regarder ce que nous avons vécu il y a longtemps et l’accepter, puis faire les reconnections nécessaires afin que ce morceau du puzzle trouve sa place, ce ne sont pas seulement les morceaux du puzzle que nous unissons, nous unissons des mondes. Quand nous acceptons le Moyen-Orient en tant que morceau du puzzle de nos vies, en tant que morceau du puzzle de la Terre, alors nous rétablissons les connections et ce qui se passe à ce moment là c’est que le poids qui existait, les lourdeurs affectives et énergétiques que nous mettions nous aussi sur ces pays, tout ce poids s’allège. C’est comme une chape qui se soulève, une bouffée d’air qui entre dans cette région, c’est comme une porte qui s’ouvre permettant le changement.

Il est temps que des changements surviennent dans cette région. Jusqu'à maintenant nous ne nous concentrions pas sur un pays donné, mais aujourd’hui nous souhaitons le faire parce que le Moyen-Orient est devenu un symbole. Symbole de guerre, symbole d’enjeux de pouvoir, pouvoir s’exerçant sur une région, sur une énergie, sur des canaux énergétiques. Les connexions entre cette région et l’univers sont multiples, et là où vous voyez le pouvoir s’exerçant sur la Terre, sur des pays à la surface de la Terre, nous observons ces enjeux de pouvoir non seulement à la surface, mais aussi à un niveau plus élargi, couvrant plusieurs des corps enveloppant la Terre. Beaucoup de jeux se jouent là-bas. Beaucoup de jeux se jouent entre les pays dont nous parlons, entre les gens qui y habitent, entre les hommes et les femmes qui s’y trouvent.

Nous voudrions vous demander de commencer à construire des ponts vers cette région, des ponts par lesquels vont passer vos énergies et l’harmonie que vous avez réussi à construire dans vos cœurs. Quand vous pensez à cette région, non pas avec rejet, ni avec douleur, mais que vous la regardez comme un terrain de jeux hors pair, elle prend alors la dimension d’une aire de jeux fantastique apte à vous apprendre sans cesse de nouveaux jeux. Quand vous regardez ainsi cette région, vous ouvrez des voies et vous construisez des ponts. Vous donnez à ce lieu la possibilité d’échapper à une situation bien enracinée dont elle a bien du mal à s’extirper. Quand vous la regardez comme un terrain de jeux, vous lui donnez la possibilité de sortir d’une situation figée. Vous lui donnez la possibilité de couper les racines à la base, par en dessous. Imaginez cela : sous la surface de la Terre, chaque immeuble tout comme chaque pensée naissante dans cette région fait des racines, petites ou grandes. La guerre, les jeux de pouvoir ont de grandes racines. Imaginez que les pensées que vous envoyez, en particulier les pensées de joie, le rire qui peut naître du jeu, sont comme un laser qui va droit vers les racines et les pulvérise.

Lorsque les racines d’un arbre sont coupées, que se passe-t-il ? Le bûcheron n’a même pas besoin de venir, l’arbre va tomber tout seul, aussi gros soit-il. Ici c’est la même chose. Si les racines sont coupées, s’il ne peut plus se nourrir, si ce dont il se nourrit vient à manquer, alors c’est tout le système qui va tomber, sans que vous ayez besoin de faire quoique ce soit. Vous le verrez tomber, s’effondrer, tout comme s’effondrent tant de choses en ce moment sur la Terre. Vous avez l’impression que dans cette région les jeux de pouvoir sont si forts, avec des racines remontant à tant de générations, que vous vous dites : « Mais quand cela va-t-il donc se terminer ? Ca ne se terminera donc jamais… » Et pourquoi donc cela ne pourrait-il pas se terminer ? Quand vous jouez à un jeu quelqu’il soit, même si vous vous trouvez en plein cœur de l’action, n’avez-vous pas toujours la possibilité de dire ‘J’en ai assez de ce jeu, j’abandonne parce que j’en ai trouvé un autre qui m’intéresse davantage, j’ai découvert un autre jeu et je vais aller jouer autre part’ ? Vous pouvez affirmer cela à chaque instant.

Ce que nous venons ensemble vous dire, Sanat Koumara et moi Marie, c’est qu’unis nous pouvons bâtir de nouveaux mondes, parce que nous aurons aidé les anciens à s’effondrer. Pour ce faire, il suffit d’envoyer des énergies qui déstabilisent, qui désorganisent les énergies présentes sur place. C’est exactement ce que vous faites lorsque vous envoyez de la lumière et particulièrement lorsque vous envoyez votre joie, lorsque vous envoyez un rire d’enfant, comme nous le disions la semaine dernière, et que le son du rire d’enfant va frapper, frapper chaque racine. Voyez-le, imaginez-le. Voyez le rire d’enfant, ce son particulier, aller frapper les racines…

Ces racines ressemblent à des stalactites de glace qui se pulvérisent en mille morceaux lorsqu’un rire d’enfant vient les frapper et tombent en un son cristallin. En mille morceaux. Comprenez que ce rire d’enfant vient dire à ces racines que cela n’a pas d’importance, que ce jeu est vraiment amusant, que vous y avez bien joué mais qu’il n’a plus beaucoup d’importance et que vous pouvez l’abandonner. Vous pouvez trouver un jeu plus amusant, qui vous apportera davantage de joie.

Voyez le rire d’enfant s’étendre sous la surface de la Terre dans toute cette région. Ecoutez-le. C’est un son cristallin, écoutez-le. Il s’infiltre partout et crée un écho. Il frappe une racine, crée un écho, va en frapper une autre. Lorsqu’il frappe ces racines les unes après les autres et avance ainsi, et parce que chaque racine est différente, l’une est grosse, l’autre est mince, la suivante courte et l’autre longue, le son résonne à chaque fois différemment. Ecoutez la musique que génère le rire d’enfant là où il passe en frappant toutes les racines de cette contrée, en Israël et en Palestine, en Egypte et en Jordanie, au Liban. Ecoutez la musique qu’il génère sous chaque pays. Laissez les sons venir jusqu'à vos oreilles, jusqu'à vos cœurs, laissez-les emplir votre cœur de tonalités cristallines. Voyez ce qui ressemble à une sclérose sous ces pays, elle existe aussi en moindre mesure bien sûr dans le cœur de chacun, dans le cœur de chaque homme à la surface de la Terre. Elle est simplement plus concentrée là-bas mais elle trouve écho partout, sur toute la surface de la Terre. Ainsi, alors que vous pourriez penser que les racines se trouvent là-bas, elles se trouvent en fait partout. Les racines qui se trouvent dans le cœur de chacun confortent la situation là-bas. Cela dit, chacun peut reconnaître la sclérose qui lui est propre et envoyer un son cristallin comme un rire d’enfant puis voir la racine dans son propre cœur devenir comme de la glace, comme un cristal, qui se brise en mille morceaux qui tombent au sol.

C’est un grand progrès, une grande ouverture, parce que le son ne reste jamais, jamais au même endroit. Le son se meut sans cesse. Lorsqu’il se crée quelque part il continue sa route et rien ne l’arrête. Au contraire, lorsqu’il rencontre une surface, il prend de la force pour poursuivre son chemin. Il suffit pour cela que la surface en question en prenne conscience et l’accepte. C’est ce que vous pouvez faire. Accepter le rire de l’enfant et accepter le travail qu’il effectue en vous. Il est facile d’accepter le rire de l’enfant. Il est beaucoup moins facile d’accepter que ce rire ait du travail à faire dans notre propre cœur. Nous pensons toujours qu’il serait bon qu’il aille travailler dans le cœur du voisin. ‘Lui en a bien plus besoin… au Moyen-Orient il est vraiment nécessaire…’ Solution facile, pensée facile, mais si vous acceptez que dans votre cœur il y a une racine qui peut casser, qui peut devenir fragile comme de la glace, comme le cristal, et que la fréquence d’un rire d’enfant suffit à la faire se briser en mille morceaux, alors voyez-la, regardez-la et ouvrez les portes au rire. Ecoutez-le, réjouissez-vous en, et laissez-le faire son travail. Vous n’avez rien à faire, juste à l’accepter. Accepter qu’il ait du travail à faire et lui ouvrir la porte. Dites-lui ‘Soit le bienvenu, va faire le travail pour lequel tu es venu’… et réjouissez-vous de ce qui se fait.

Vous verrez après ce qui se passera. Nous vous avons dit souvent que vous ne pouvez rien bâtir de neuf à moins d’avoir fait le vide d’abord. Le rire d’enfant crée un vide fabuleux, il vous prépare à merveille. Et il ne prépare pas que vous. Ce qui est formidable avec ce travail, et nous souhaitons le souligner, c’est qu’en le faisant vous permettez le raccordement avec des zones, des endroits de la Terre qui font écho à ce qui s’est effondré en vous. En créant ces ponts vous permettez l’effondrement là-bas, vous permettez au rire d’aller jusque dans ces endroits, de s’infiltrer dans les racines qui s’y trouvent et d’y faire peu à peu son travail.

Nous vous avons déjà dit et vous le savez bien, que vous êtes tous reliés. Vous aviez peut-être l’impression jusqu'à maintenant d’être reliés ‘par le haut’ comme vous dites, sous-entendant reliés à la Source. Vous êtes aussi unis ‘par en bas’, par les racines qui sont vôtres. Si vous coupez vos racines, celles des autres seront coupées aussi, si par les ponts que vous avez construits vous envoyez les outils dont vous vous êtes servis pour qu’ils soient utilisés là-bas aussi.

Nos énergies, de Sanat Koumara et Marie, sont très présentes en ce moment pour que l’union se réalise, l’union des énergies féminines et masculines, des pays, des peuples, pour l’union des efforts que vous faites tous sur la Terre pour un lendemain meilleur. Nous travaillons tous à cela. Nous y travaillons à notre niveau, vous travaillez au vôtre tout comme y travaillent aussi les autres royaumes, et les fréquences que vous envoyez de cette façon sous la surface de la Terre ne sont pas que symboliques. Elles passent. Elles passent par la terre et vont réellement toucher les peuples qui se trouvent loin de vous mais qui dans leur cœur vous sont proches, sont vos frères, sont vous-mêmes, ce que vous avez été dans d’autres vies. Vous avez des racines là-bas. Une grande partie de l’humanité y a des racines. C’est la raison pour laquelle dans une certaine mesure vous êtes tous responsables de ce qui s’y passe en ce moment. C’est aussi la raison pour laquelle c’est votre travail, votre responsabilité de voir maintenant ce que vous voulez faire de votre création, si vous voulez la prendre entre vos mains, la laisser, ou si vous préférez la recouvrir en la niant, ce qui ne vous ressemble pas.

Voyez cette contrée comme un soleil. Il est temps qu’il resplendisse à nouveau. Il est temps qu’il brille sur la Terre. Il est temps qu’il laisse passer la connaissance de l’univers. Il est temps que ce soleil soit relié au soleil que chacun de vous porte en son cœur et qu’il le remplisse de sa connaissance, de son expérience. Ce soleil là va resplendir. Il resplendira comme aucun autre soleil n’a resplendit à la surface de la Terre. Il resplendira et fera resplendir votre soleil tout autant grâce à la connexion qui vous relie à lui.

Comprenez qu’il est indispensable que dans un premier temps tout s’effondre, tous les pouvoirs, que le terrain soit nettoyé pour que le soleil se lève, et qu’il en va de votre responsabilité, de la responsabilité de chacun. Ne vous demandez pas si votre voisin, vos amis, vos connaissances font ou non quelque chose pour cela. Demandez-vous ce que vous faites. Si seulement vous pouviez reconnaître le potentiel de cette contrée sans porter de jugement sur ce qui s’y passe en ce moment, sans porter de jugement sur les jeux qui s’y jouent, vous feriez du bon travail. Ne vous arrêtez pas à ce que vous y voyez en ce moment. Comme le dirait Kryeon, ‘les choses ne sont pas ce qu’elles paraissent’.

Vous, vous regarderez le dessous des choses apparentes. Vous regarderez les racines comme nous l’avons dit, et vous regarderez au-dessus, vous regarderez le soleil qui descend et attend que la surface soit nettoyée pour pouvoir descendre encore plus et s’y installer. C’est cela que vous regarderez. Vous construirez votre pont, vous enverrez le rire d’enfant vers les racines, vous regarderez avec émerveillement descendre le soleil et vous vous réjouirez de la place qui est la vôtre dans ce triangle. Vous vous réjouirez de votre création. Vous vous réjouirez de ce soleil que vous avez fait descendre, vous tous ensemble et chacun d’entre vous.

Réjouissez-vous de tous les jeux qui se sont joués dans cette région parce qu’ils vous ont beaucoup appris, et ensuite faites leur vos adieux. A partir du moment où vous aurez pris congé d’eux, n’y revenez pas, cela n’est pas nécessaire. Si d’autres ne les ont pas encore quittés, laissez-les continuer, cela ne vous concerne pas, cela ne vous concerne pas. Ce qui vous concerne c’est ce que vous avez construit sous la surface et au-dessus le soleil qui descend.

Les Indous, qui ont une grande expérience des éléphants, disent que pour dresser un jeune éléphant qui n’a pas encore appris son travail avec les hommes, il suffit de le placer entre deux éléphants qui savent. Le jeune ne peut alors rien faire d’autre que d’avancer, encadré par les deux autres. C’est ce que vous faites lorsque vous envoyez le rire d’enfant vers les racines, ce qui a la force d’un gigantesque éléphant, et quand vous regardez émerveillés le soleil se rapprocher, ce qui, inutile de vous le dire, équivaut à un éléphant d’or. Ce qui subsiste encore entre ces deux parties ne relève pas de votre travail, n’ayez donc aucune inquiétude quant à cela, tout se passera bien. Il ne peut pas en être autrement, c’est sa destinée entre ces deux énergies du dessus et du dessous. Ne vous occupez plus de cela.

Faites votre travail. Unissez des champs. Unissez des champs entre vous, unissez des énergies entre vous, féminines et masculines, unissez des pays, lancez des ponts entre les pays, entre les idées. Créez des ponts entre le futur et le passé, entre l’intérieur et l’extérieur, et laissez la surface se débrouiller toute seule.

Restez centrés dans vos cœurs, avec pour compagnie le rire d’un enfant, et regardez toute votre création avec émerveillement et fierté.

Nous sommes heureux d’avoir été avec vous aujourd’hui et d’avoir bâti un autre pont, une autre union, une autre liaison. Nous sommes heureux d’être dans vos cœurs, nous sommes heureux que vous nous sentiez, que vous nous ayez fait place en nous acceptant.

Nous vous laissons avec tout notre amour. Nous emplissons votre cœur comme vous emplissez les nôtres.

Et il en est ainsi.