Prenez trois respirations profondes et centrez-vous dans votre cœur. Morya est avec vous avec le bleu qui est le sien, il vous inonde de ce bleu et vous apporte sa volonté. Nous vous dérangeons. Alors que nous vous demandons de travailler l’acceptation, alors que nous vous demandons d’ouvrir votre cœur, de vous détendre, de sentir l’ouverture du cœur reliée à l’attirance vers la lumière, vers l’Etre comme vous l’avez si bien senti (font référence ici à la conversation qui a précédé et qui concernait l’exercice qui avait été donné pour cette semaine), nous arrivons aujourd’hui porteurs des énergies de volonté, des énergies du premier rayon, afin de vous parler de la Volonté.
Vous savez, nombreux sont ceux sur le chemin spirituel qui vous diront que ce qui existe au plan matériel est l’exact contraire de ce qui existe de l’autre côté du voile, dans l’univers du Père. Réfléchissez à cela, réfléchissez un peu à ce que signifie la volonté pour vous et à ce qu’elle peut donc représenter pour nous de l’autre côté du voile. La volonté pour vous revient à placer en première ligne votre petit moi. Regardez donc les choses à l’envers : ce pourrait-il que la volonté pour nous soit que vous mettiez votre petit moi à la dernière place ? Et alors, nous direz vous, que se passe-t-il, comment pouvons nous faire preuve de volonté en mettant notre moi à la dernière place ? Et nous vous posons cette question : de quelle volonté parlons-nous ? Nous avons dit lors d’une rencontre précédente que de placer votre volonté dans le petit moi c’est un peu comme de la mettre sur un cheval que vous cravachez pour le faire avancer sans l’avoir nourri au préalable. Votre cheval va mourir, tout comme vos désirs, toutes ces choses dans lesquelles vous investissez votre énergie, votre volonté, si vous placez votre petit moi à la première place.
Cette semaine vous avez pratiqué l’exercice de la fleur et vous avez perçu le sens de l’acceptation. Vous avez compris que lorsque nous parlons d’acceptation, nous parlons d’ouverture, nous parlons d’attirance, nous parlons de but, nous parlons de désir, nous parlons de l’offrande du moi à la Lumière. Offrande de tout votre être à votre être supérieur, à ce que vous êtes. Offrande du petit ‘je suis’ au grand ‘Je Suis’. Qu’est-ce que cela signifie ? Que nous allons vers l’union que nous réalisons entre le petit et le grand ‘Je suis’. Voyez ce petit ‘je suis’ dans votre cœur, et voyez votre être supérieur dans une petite sphère ou une petite pyramide au-dessus de votre tête. Voyez un rayon reliant ces deux sphères ou ces deux pyramides, comme vous le souhaitez. Cela vous aide à vous centrer, cela vous rappelle votre place et vous pouvez maintenant prolonger ce rayon vers le haut, vers la Source, et vers le centre de la Terre.
Le petit moi s’offre donc au grand. Cela signifie qu’il accepte. Il accepte ce que lui apporte son être supérieur, il accepte la lumière qui vient et l’inonde. Il existe une liaison, n’est-ce pas ? Il y a union. Il y a identification. Vous n’êtes pas ce que vous croyez être, nous sommes d’accord ? Vous dites toujours que vous êtes d’accord, mentalement. Nous aimerions que vous soyez d’accord jusque dans vos cellules, que l’identification soit effective. Vous êtes ce qu’est votre être supérieur. Donc, où se trouve la volonté ? A quel endroit se situe votre volonté ? De quelle volonté parlons-nous ? De quelle volonté parlons-nous mes chers, de la volonté du petit être ou de la volonté de l’être supérieur ? De quel but parlons-nous, pourquoi êtes-vous venus ici ? Nous parlons ici de vie et de mort : pourquoi avez-vous accepté de vous incarner ? Pourquoi avez-vous accepté de vous enraciner dans cette Terre que vous aimez tant si ce n’est pour offrir, si ce n’est pour vous offrir une possibilité d’évolution et pour offrir à tous ceux qui vous entourent un exemple, pour leur montrer la route qu’ils pourraient suivre à leur tour ?
De qui est la volonté ? La volonté de l’Etre de se matérialiser et de donner aux autres ce qu’il est. Vous êtes cette matérialisation, que croyiez-vous donc être ? La matérialisation de ce que vous êtes. Partant de là, votre volonté est celle de votre être supérieur. La volonté de l’un ne peut pas ne pas être la volonté de l’autre. Tout est question de reconnaissance, d’identification et d’acceptation. Quand vous dites que la fleur s’ouvre au soleil et que la seule chose qu’elle désire c’est ce soleil, vous comprenez profondément que votre cœur s’est ouvert et que votre seul désir c’est que l’être supérieur vienne emplir chaque cellule de votre corps : que Sa compréhension, Sa conscience vous emplissent.
Nos mots peuvent paraître durs, nos mots peuvent vous déranger, car nous plaçons un axe, nous exprimons une vérité que vous essayez souvent d’oublier, de mettre de côté parce qu’elle ne vous arrange pas, parce qu’elle vous éloigne du confort de votre vie quotidienne. Nous ne sommes pas ici pour vous caresser le poil. Nous sommes ici pour vous aider à trouver votre axe et à tenir les engagements que vous avez pris. A garder le désir pourrions-nous dire, que vous aviez avant de naître, lorsque vous disiez : ‘oui, oui nous allons y aller et on y arrivera. Nous parviendrons à réaliser l’union, nous parviendrons à l’ouverture constante, à ce que la nuit n’existe plus, que la passivité n’existe plus, que le bouton de la fleur ne se referme plus mais demeure ouvert’, dans l’attente et l’espoir du mariage, du mariage sacré avec l’être supérieur, de façon à ce que la volonté de l’Un soit aussi la vôtre. Que croyez-vous ? Quel est notre désir à nous, de l’autre côté du voile ? Nous voulons que vous soyez bien ! Nous voulons que vous avanciez, que vous avanciez dans la Joie. Nous voulons vous prendre par la main et que vous preniez la nôtre pour que nous avancions ensemble dans une folle joie. Oui, folle, bien sûr ! Comment appelle-t-on ici sur Terre ceux qui marchent la main dans la main avec leur être supérieur ? Ne les dit-on pas fous ? Cela vous fait peur ? Bien sûr, bien sûr ! Même lorsque vous nous dites ‘non, ça ne me fait plus peur’. Nous savons, mes chers, nous savons où vous vous trouvez. Nous savons à quel niveau vous vous trouvez. Nous savons combien il est plus ou moins important selon les personnes, de voir dans le regard des autres la reconnaissance, de voir qu’ils vous acceptent. Et nous voilà de nouveau avec l’acceptation. Vous voyez, vous vous dites que nous vous emmenons de ci de là, mais finalement nous retombons toujours sur nos pieds. C’est donc un autre aspect de l’acceptation que vous offrent les autres, ceux qui marchent avec vous sur Terre.
Voyez-vous où nous voulons en venir ? Vers où se tourne la fleur pour trouver sa nourriture ? Où va-t-elle être acceptée ? Peut-elle se nourrir en se tournant vers les autres fleurs ? Où se trouve la source de sa nourriture ? En partie dans la Terre, et encore davantage dans le soleil. Elle ne se trouve jamais, jamais dans les autres fleurs. (plus fort) Jamais ! Qu’est-ce qui vous fait croire que les autres fleurs peuvent vous nourrir pour être dans une telle demande d’acceptation de leur part ? Qu’attendez-vous des autres ? Qu’attendez-vous des fleurs autour de vous ? Qu’attendez-vous qu’elles vous disent, quels mots attendez-vous que vous ne puissiez prononcer vous-mêmes, seuls, de vous à vous ? Nous vous dérangeons ? Oui. Oui, nous vous dérangeons car comme nous vous l’avons dit et le répèterons, vous n’êtes pas ici seulement pour recevoir un message, pour un réconfort. Vous êtes ici pour apprendre, et la meilleure des leçons est d’apprendre qui vous êtes. Qu’attendez-vous donc des autres que vous ne puissiez ou pensez que vous ne puissiez recevoir de vous-mêmes ? Que prenez-vous des autres que vous ne puissiez prendre de votre être supérieur ? Vous allez nous répondre qu’il n’y a rien que vous preniez des autres que vous ne puissiez prendre de votre être supérieur. ‘Simplement, c’est beaucoup plus facile de prendre au niveau où je me trouve plutôt que de m’axer sur mon être supérieur et de m’en nourrir. Ça, c’est beaucoup plus difficile. Et comme il m’est plus facile de me tourner sur le côté plutôt que vers le haut, plutôt que d’aller chercher au fond de mon cœur les solutions, je choisis la solution facile tout en sachant pourtant qu’elle ne sera pas satisfaisante, que je continuerai ma quête parce que les réponses que je prends ainsi ne sont pas satisfaisantes. Elles ne peuvent pas l’être. Jusqu’à ce que j’en ai assez. Jusqu’à ce que j’en ai assez et que je donne un grand coup de pied comme si j’étais au fond de l’eau pour pouvoir remonter à la surface et que je dise ok, je suis prêt(e) à apprendre à nager. Je suis prêt à faire quelque chose’, car comme vous l’avez constaté, l’acceptation n’est pas de ne rien faire, mais d’être totalement ouvert avec une tension intérieure qui tient de l’attirance, du désir.
Cette tension, vous pouvez l’imaginer comme une corde que l’on tend car lorsqu’elle est distendue elle ne peut pas vibrer, comme les cordes d’un violon. Si la corde est posée sur une table, elle ne donne rien, ne produit aucun son, ne vibre pas. Il vous faut la fixer au violon de part et d’autre et la tendre. Alors, selon la tension que vous donnerez à cette corde, vous aurez un son, et lorsque vous aurez trouvé la tension juste, le son sera parfait. Le son sera celui qui correspond exactement à la nature de cette corde.
C’est le but qui est le nôtre auprès de vous. De vous tendre, de vous tirer, de vous pousser avec ce que nous pouvons vous dire, pour que vous ne vous endormiez pas, que vous ne vous relâchiez pas trop car alors vous ne produiriez plus aucun son, et de vous tendre tout doucement, nous ne voudrions pas que vous claquiez, tout doucement donc mais de vous tendre jusqu’à ce que vous parveniez au niveau de vibration idéal qui correspond à chacun de vous, de façon à ce que vous puissiez exprimer votre vérité, c’est-à-dire la vérité de votre Etre, de votre être supérieur comme vous l’appelez. C’est aussi cela l’acceptation : arriver à être suffisamment tendu de sorte que lorsque l’air arrive et passe entre les cordes puisse se créer la plus belle des chansons que vous ayez jamais imaginée. Que puisse se créer la plus belle des musiques que vous puissiez imaginer, car chacun sera alors à sa place, dans un état de tension correspondant à ce qu’il est, permettant ainsi que chacun puisse vibrer le son qui est le sien. Ensuite, ensemble, nous pourrons créer une symphonie dans laquelle vous serez à la fois une note, chacun une note idéale, et la symphonie toute entière. Vous comprenez que nous jouons avec les mots car quand nous parlons de symphonie nous parlons bien sûr musique, mais nous parlons aussi de l’accord (‘symphonie’ et ‘accord’ se disent de la même façon en grec) que vous faites avec votre être supérieur de vous offrir à lui en totalité. Etre dans cette position de vous donner, de vous offrir à vous-mêmes dans un but précis, avec la volonté que la corde résonne exactement comme elle le doit, exactement au degré qui lui convient. Ce degré, ce point, votre être supérieur le connaît fort bien, alors que vous ne disposez pas le plus souvent d’éléments suffisants pour le connaître.
Vous voyez, en parlant au début de volonté nous vous avons surpris. Et finalement nous avons apporté la volonté de l’Etre comme nous aurions pu apporter la chaleur du soleil et la volonté du soleil à vous chauffer et à vous donner vie. Que croyiez-vous, qu’il y a de la passivité dans ce travail que fait le soleil ? Ne soyez pas dupes. Le soleil n’est pas seulement ce que vous en voyez dans le monde tridimensionnel. De la passivité, vous n’en trouverez nulle part. Il y a au contraire une volonté constante du soleil de luire, de donner la lumière du Père, de rayonner la lumière du Père, de transmettre la nourriture de la Source à tout le système solaire dont il est responsable. Il en est de sa responsabilité de vous nourrir. Vous êtes ses enfants. Responsabilité sous-entend volonté. Volonté d’accomplir ce qu’il est venu faire, ce qu’il a accepté de faire dans le monde tridimensionnel. Volonté de matérialiser à son niveau la volonté du Père, du Principe, de la Source. La volonté rend le mouvement possible, réalisable.
Votre volonté, au niveau du cœur, de laisser la volonté de l’Etre passer dans l’axe et rayonner à travers votre cœur, est indispensable. Acceptation et volonté. Ce sont les deux faces d’une même pièce. Ces deux aspects sont reliés directement à votre être supérieur. ‘J’accepte Sa volonté. Je la fais mienne. Il peut ainsi se matérialiser et je peux rayonner la volonté de l’Etre. A partir de l’instant où je ressens cette volonté comme mienne, je la renvoie au Père et lui ne désire rien d’autre que de la prendre dans ses bras et de faire tout ce qui est en son pouvoir pour qu’elle se matérialise’. C’est un échange permanent. C’est une énergie qui se transmet de l’un à l’autre et permet la matérialisation de l’énergie du Père.
La volonté est indispensable. Il vous suffit de penser à l’axe. Il vous suffit de vous souvenir que votre côté de la pièce correspond à l’acceptation et que son côté correspond à la volonté de venir emplir votre cœur. Voyez votre cœur comme un calice, un calice qui reçoit un breuvage divin, la volonté de l’Etre. Prenez quelques instants pour sentir cela et voir sa couleur, voir ce qu’il veut pour vous, voir quelles sont les nuances de ce breuvage, sa couleur, voir le mouvement qu’il entraîne dans le calice… Un tourbillon se crée dans le calice qui s’intensifie, créant un vide en son centre, le liquide étant repoussé sur les parois où il s’évapore, ne laissant que le tourbillon. C’est ce tourbillon qui invite, qui apporte l’énergie de l’Etre au cœur et l’y enracine. Sentez ce tourbillon qui s’est agrandi, c’est tout votre axe maintenant qui est un tourbillon, tourbillon qui amène toute l’énergie de l’Etre dans l’axe jusqu’au cœur, jusqu’au premier chakra. C’est là que la volonté s’installe. C’est là que s’installe la branche verticale de la croix, celle qui vous unit à ce que vous êtes, celle qui vous nourrit.
C’est cela votre exercice pour cette semaine. Votre exercice de la semaine est de regarder chaque fois, chaque fois, chaque instant où vous vous surprendrez à attendre quelque chose de quelqu’un, quoique ce soit, et de le placer dans l’axe. Vous attendez quelque chose d’un collègue, vous attendez quelque chose de vos conjoints, vous attendez quelque chose de vos enfants, vous attendez quelque chose de vos parents, vous attendez quelque chose de vos animaux, vous attendez quelque chose de votre voisin, vous attendez quelque chose de l’employé de banque, quoique ce soit que vous attendiez de l’autre reconnaissez-le et portez-le dans votre axe tel un cadeau, une offrande à l’Etre. Cela suppose bien entendu que vous vous souveniez de votre axe, mais peut aussi vous aider à le garder en mémoire, dans votre cœur et dans votre chakra racine. Nous vous demandons donc d’être présents dans chaque acte, dans chaque échange avec l’autre. Nous vous demandons de prendre conscience de ce que vous attendez de l’autre. Vous constaterez que c’est infini, et vous nous direz à la fin de la journée ‘Mais comment écrire tout cela, j’attends tellement de choses ! Et moi qui croyais ne plus en attendre tant que cela ! Finalement j’attends quelque chose de quelqu’un à chaque instant.’ Oui, en effet, vous attendez quelque chose de quelqu’un à chaque instant. Et maintenant, ce que vous attendez de l’autre, ce dont vous vous souvenez le soir, vous allez l’écrire et l’amener dans l’axe. Vous allez vous l’offrir à vous-mêmes, et cela sera le cadeau qui contribuera à installer votre liaison à votre être supérieur. Cela vous aidera à voir l’essence de votre venue sur Terre et à ne pas vous perdre dans des conjectures de second ordre.
Vous allez donc aller à l’essentiel cette semaine, écrivez tout cela. A la fin de la semaine, où bien sûr il ne sera pas possible de dire tout ce que vous avez écrit aux autres, nous vous demandons de trouver les trois ou quatre thèmes qui reviennent souvent dans ce que vous attendez des autres. Ce sont ces trois ou quatre thèmes qui peuvent revenir sous des formes différentes, que vous communiquerez aux autres la semaine prochaine. Ce sera votre offrande à l’axe de votre groupe, car comme chacun a son axe propre, votre groupe aussi construit petit à petit son axe sur lequel chacun d’entre vous peut s’appuyer. Ce sera donc votre offrande à l’axe du groupe.
Nous vous souhaitons un bon travail et vous envoyons tout notre amour. Vous êtes constamment dans notre cœur. Il n’y a pas un instant, pas un dixième de seconde où vous ne soyez dans notre cœur. Et vous ? Tous les combien sommes-nous dans votre cœur ? Nous vous laissons avec cette question. Pensez à votre axe, c’est là que nous nous trouvons, c’est là que nous sommes ensemble, avec beaucoup d’amour.
Et il en est ainsi.
