Soyez tous les bienvenus ici ce soir ! Nous allons vous parler de fleuves, de la force de l’eau, de fleuves qui grandissent et deviennent majestueux : vous êtes ces fleuves… Nous allons vous parler de vous qui grandissez. Certains ne sont pas enthousiasmés par ce mot et se demandent si cela ne veut pas dire qu’ils vieillissent ! Oui bien sûr mes amis mais vous grandissez aussi ! C’est ce qui est beau et nous allons vous expliquer la beauté de l’enfant, la beauté de celui qui grandit, la beauté de mourir, la beauté du cycle de la vie et cela en prenant le fleuve pour comparaison.
Pendant que nous parlons, nous vous demandons de prendre conscience de votre corps : pas seulement de votre place au cœur mais conscience de tout le corps, et de sentir qu’un fleuve traverse ce corps, beaucoup d’eau. C’est une eau qui tombe du ciel et va vers la terre. Sans cesse aujourd’hui et pendant tout le temps où nous allons vous parler, c’est un fleuve à l’eau magnifique qui vient vous arroser, une eau faite de gouttelettes cristallines qui nettoient et vous rappellent comment peut travailler votre corps lorsqu’il accepte l’eau. Ayez donc conscience de ce fleuve, sentez-le… Nous vous demandons donc aujourd’hui une attention soutenue, soit en écoutant les mots prononcés, soit en percevant l’eau couler sur vous comme en cascade et en continu…
- Le Nil –
Le fleuve donc, le fleuve. Nous allons prendre un exemple pour ne pas parler de n’importe quel fleuve. Prenons pour exemple le Nil, ce très grand fleuve car il ne peut être question ici d’un petit fleuve qui irait se jeter à la mer à peine jailli de sa source. Voyez un grand fleuve, un fleuve digne de ce nom. Vous êtes ce fleuve, large vers sa fin et plus étroit à ses débuts où on ne va pas parler alors de fleuve mais plutôt d’un torrent à l’eau bondissante de pierre en pierre. Et puis ensuite ce fleuve va passer par des endroits forts différents et entrer en contact avec une multitude de choses et de personnes au fur et à mesure de son avancée.
Le Nil recèle une grande force au début de sa vie, son eau est cristalline, joyeuse. Vous aussi lorsque vous étiez enfant vous étiez ainsi. Vous aviez envie de tout voir, d’embrasser tout ce qui se présentait à vous, d’apprendre. Vous ne saviez pas encore ce que vous vouliez faire de votre vie mais ça n’avait pas beaucoup d’importance. Vous faisiez des plans sur la comète, vous aviez des rêves, beaucoup de rêves, des rêves très beaux, et c’était bien ainsi ! Une eau si belle, si pure, c’est cela que vous étiez.
Ensuite le Nil entre davantage dans le désert et s’élargit. Il traverse des lieux sacrés et se nourrit de leurs vibrations. Il passe par Abou Simbel, par Assouan, Louxor, Karnak, des noms que vous connaissez, des lieux où vous êtes peut-être allés ou dont vous avez entendu parler. Il continue sa course en passant par d’autres temples, chacun offrant une vibration différente qui est à chaque fois une nourriture différente pour le fleuve comme pour vous lorsqu’à la sortie de l’adolescence vous commencez à vous demander ce qu’il en est de votre vie et s’il existe autre chose que ce que vous y voyez. La quête commence alors et avec elle les rencontres avec ceux qui vont devenir des jalons sur votre route, ceux qui vont vous aider, vous parler directement ou par l’intermédiaire de leurs livres. Votre cœur s’est ouvert peu à peu et votre énergie a grandi. Vous avez grandi, vous avez grandi au fil de votre chemin.
- Les alluvions et les polluants –
Que fait un fleuve quand il commence à couler plus lentement que lorsqu’il était torrent ? Il se charge de sable, de terre, d’alluvions qui vont lui faire perdre sa couleur d’origine. Son eau cesse d’être transparente et vous aussi parfois en grandissant vous vous attristez en constatant que vous perdez la beauté du petit enfant, sa pureté, alors que votre cœur s’est chargé d’alluvions. Vous percevez une lourdeur que vous n’aviez pas enfant, ni même à l’adolescence.
Nous voudrions vous montrer deux choses aujourd’hui : tout d’abord le rôle joué par ces alluvions. Vous en avez amassé beaucoup et cela vous alourdit. Que faisait le Nil avant la construction du barrage d’Assouan ? Il débordait chaque année et sa crue faisait l’objet d’une grande fête car chaque année il déposait ainsi dans la vallée toutes les alluvions qu’il avait amassées et cette vallée devenait fertile et voyait les fleurs, les arbres, les légumes pousser grâce au fleuve. Vous faites exactement la même chose : vous grandissez, vous accumulez les alluvions, c’est-à-dire que vous faites de multiples prises de conscience, et en grandissant vous pouvez faire don de ce que vous avez acquis à d’autres, vous pouvez leur montrer et les aider à grandir aussi. Vous les nourrissez de ce que vous faites. En grandissant, vous nourrissez ceux qui vous entourent.
C’est la première conséquence : en grandissant vous déposez vos alluvions pour les autres, vous offrez votre expérience. L’autre conséquence pour le fleuve c’est qu’en déposant ses alluvions dans la vallée il s’épure. Il laisse derrière lui ce qui l’alourdissait et peut poursuivre sa route en se sentant renouvelé. C’est ce que vous faites vous aussi lorsque vous acceptez de faire un pas vers l’autre, de vous offrir, de donner de vous aux autres car ainsi tout ce que vous aviez amassé est donné et vous repartez non pas à zéro mais en sentant le renouveau en vous. La lourdeur a disparu et vous vous percevez tel un fleuve majestueux et vous vous en réjouissez. Si vous gardez les alluvions, vous gardez des données qui peuvent aider les autres à grandir tout comme les alluvions aident la vallée à se fertiliser. En les gardant elles vous alourdissent. Il ne s’agit pas ici d’éléments négatifs mais au contraire d’éléments très positifs qui vont pourtant devenir négatifs pour vous dans ce sens où ils vont vous alourdir si vous ne les donnez pas.
Vous continuez votre route… vous avez laissé une partie de ce que vous aviez engrangé mais vous n’avez pas amassé que des éléments positifs au fil de votre voyage à travers les villes, les campagnes, le désert, les centaines de kilomètres que vous avez parcourus. Il y a aussi des éléments plus difficiles. Prenez pour exemple un évènement très récent en Grèce : les élections de ce dimanche. Comment était l’atmosphère ? Quelle atmosphère règne dans les pays d’Europe ces dernières années avec ce que vous appelez ‘la crise’ ? Quelle est l’atmosphère d’un pays en élections ? Certains se réjouissent, d’autres non, mais d’une manière générale il y a un grand bouleversement et cela vous le vivez de l’intérieur, vous ne pouvez pas l’ignorer, vous ne pouvez pas faire comme si vous n’y étiez pas, ou que soit l’endroit où vous vous trouvez ! Vous marchez sur les routes, vous prenez le métro, vous rencontrez des amis et il y a ce climat lourd qui s’abat sur vos épaules de la même façon que s’infiltrent dans le fleuve au fur et à mesure de sa route des tonnes de polluants. Il en reçoit inévitablement.
Le fleuve est prêt à offrir son eau, ses alluvions et la vie qu’il transmet ainsi aux autres. Pourtant il accumule aussi les polluants et nombreux sont ceux qui déversent leurs polluants dans ses eaux en se disant qu’il saura les gérer. « Ce n’est pas grave, il est assez grand, il y arrivera bien » disent-ils et vous accumulez ces déchets. La plupart du temps les autres vous chargent de leurs déchets tout à fait inconsciemment et de bon cœur ! La plupart du temps également, vous acceptez ces charges tout aussi inconsciemment. Cela fait partie du jeu que vous avez accepté de jouer ici. Vous voyez donc ainsi qu’en grandissant, en devenant un beau fleuve majestueux et sacré, vous vous chargez à la fois d’éléments positifs et négatifs.
- Les solutions –
Les solutions sont au nombre de deux. Une solution pour les éléments positifs et une autre pour les éléments négatifs.
La solution pour que les éléments positifs ne vous alourdissent pas c’est de les donner. Nous venons de le dire. La solution pour les polluants, pour les données négatives, c’est d’accepter de temps à autres de passer par des stations d’épuration ! C’est ce qui se fait pour tout fleuve dont nous souhaitons nettoyer les eaux. Si vous avez le désir d’opérer un nettoyage interne de vos eaux, c’est ce que vous allez faire. C’est déjà ce que vous faites à travers les thérapies que vous entreprenez et grâce auxquelles vous remettez sans cesse sur le métier votre ouvrage ! Il ne s’agit pas ici de faire un travail unique et d’en finir, ni même 10, 20 séances de nettoyage et d’en finir : vous êtes un fleuve ! Votre eau s’écoule et tant qu’elle s’écoule elle amasse, et à partir du moment où elle amasse vous avez encore et toujours à déposer votre charge, qu’elle soit une charge d’éléments positifs ou d’éléments négatifs, sinon, c’est l’asphyxie !
Nous souhaitons être très clairs sur ce point à travers l’image du fleuve, en vous disant qu’il en va de votre santé de vous occuper à la fois des alluvions, des éléments positifs que vous amassez, qui sont si beaux mais qui doivent être donnés, et des éléments négatifs qui doivent être nettoyés. Cela fait partie de la bonne marche du fleuve. Vous ne pouvez éviter ni l’un ni l’autre car les deux aspects font partie de la vie du fleuve : il passe par des endroits différents, amasse, donne, amasse encore, donne encore, c’est son travail, ce qu’il fait en tant que fleuve ! Et le Nil, vous ne direz pas le contraire, le Nil accomplit cela de façon merveilleuse ! Ce fleuve peut être un exemple pour chacun d’entre vous, il est vraiment merveilleux !
Avant d’avancer vers le delta, nous voudrions insister de nouveau sur un point, même si nous l’avons déjà fait 2-3 fois aujourd’hui. Nous savons à qui nous nous adressons : à des êtres qui ont pris l’habitude d’un travail personnel, l’habitude de creuser dans les tréfonds de leur âme et vous faites bien de le faire, vous et tous ceux qui agissent ainsi, c’est indispensable… indispensable aussi de garder clairement à l’esprit que ce que vous amassez vous le faites vôtre en partie. Le fleuve, lorsqu’il arrive au Caire, a changé de couleur. L’eau cristalline est loin, c’est une eau boueuse qui s’écoule ! Tout ce qu’il amasse il le fait sien et c’est ainsi qu’il peut le travailler et nettoyer. C’est à la fois à lui tout en ne l’étant pas parce qu’il s’est chargé de nombreux polluants sur les rives qu’il a longées et dans les villes qu’il a traversées. Ca ne change rien au fait que c’est à lui qu’il appartient de nettoyer car il a fait siens ces polluants ; c’est à lui de faire le travail. Il est bon cependant que le fleuve sache que ces polluants qui lui arrivent de gauche et de droite ce n’est pas lui qui les a fabriqués. Il peut ainsi garder une certaine distance bien utile par rapport à une éventuelle culpabilité.
Nous insistons sur l’importance de donner. Bien avant nous d’autres ont insisté sur ce point et c’est à présent notre tour de le faire. La même donnée peut être à la fois très positive lorsqu’elle se donne et vous occasionner bien des désavantages si vous la gardez pour vous.
C’est comme si vous vous étiez emplis de très belles choses, et en les donnant vous faites de la place pour que d’autres choses encore plus belles puissent arriver. Si vous avez omis de donner vous vous asphyxiez, le nouveau s’accumule sur l’ancien et c’est l’asphyxie. Donnez, donnez ! Donnez car c’est le seul moyen pour qu’une nouvelle énergie, encore plus belle que l’ancienne, puisse entrer !
- Dans le delta, nouvelles perspectives –
Nous avançons vers le delta du fleuve où, pour la seconde fois de sa vie, le fleuve va déposer les alluvions qu’il a amassées et c’est tout le delta qui va fleurir grâce à cela. Le delta va fonctionner comme un filtre à l’égard du fleuve : ses eaux sont alors filtrées et il s’allège. Ses eaux retrouvent de la clarté. Il se prépare. Il se prépare pour la mer, il se prépare pour la mort. Il meurt en tant que fleuve à l’instant où il nait en tant que mer. Tout ce qu’il avait gardé en lui se dissout dans l’immensité de la mer. Il entre dans la beauté.
C’est cela, mes amis, la route du Nil, un si beau fleuve !
Avez-vous perçu l’eau en vous tant que nous parlions ? Aujourd’hui vous êtes fleuve, un fleuve qui passe par la station d’épuration. Nous en avons parlé tout à l’heure et c’est quelque chose de semblable qui se produit ici grâce à toute l’eau qui est tombée, toute une cascade venue de très haut, de vos chakras les plus hauts jusque dans tous vos corps ! C’est votre champ énergétique qui est nettoyé.
Nous avions envie de vous aider aujourd’hui. Nous ne le faisons pas souvent sous cette forme. Nous vous incitons souvent à engager de tels processus vous-mêmes. Aujourd’hui nous avons eu envie de vous donner un coup de main et de vous montrer que nous sommes avec vous. Nous voulons vous montrer qu’il s’agit toujours d’un travail commun et que nous ne vous laissons jamais vous débrouiller touts seuls dans votre coin. Nous voyons votre intention et nous voyons que vous avancez. Alors nous nous disons qu’il est bon lorsque vous avancez vers nous que nous fassions aussi quelques pas vers vous !
Aujourd’hui c’est la fête, la fête de l’épuration de votre champ. Pourquoi cela, vous demandez-vous, pourquoi donc aujourd’hui précisément ? Parce que ces jours-ci votre pays (il s’agit de la Grèce) a pris une grande décision et nous souhaitons l’honorer à travers vous. Votre pays a pris la décision suivante : nombreux sont ceux, nombreux sont les citoyens qui ont dit « nous allons prendre notre futur entre nos mains. Nous n’y arriverons peut-être pas, les choses vont peut-être empirer –si c’est possible- mais nous allons le faire quand même, nous penons la responsabilité et nous ne laissons plus les autres la prendre à notre place ! Et vous avez grandi, grandi tellement en disant cela, et nous nous en réjouissons ! Nous nous réjouissons d’autant plus que c’est en Grèce autrefois que la Lumière est apparue et qu’elle a guidé nombre d’entre vous.
Nous ne sommes pas en train de vous dire que les difficultés sont terminées. Elles commencent. Quand un enfant devient adulte et décide de quitter la maison familiale, les choses ne sont pas simples pour lui, il a tout à construire, tout. Il doit apprendre à gérer sa vie tout seul et c’est difficile ! Mais il a le courage de le faire, l’envie, il a foi en son futur, il rêve, il espère ! C’est cela la lumière qui conduit cet enfant ! Il ne reste pas chez ses parents en attendant que quelque chose change comme par magie, il agit ! Il agit et il prend ses responsabilités !
C’est ce que vous avez fait ce dimanche ici et la Lumière est entrée de nouveau dans vos cœurs ! Beaucoup ne seront sans doute pas d’accord avec ce choix. Quant à nous, nous vous parlons de ce que nous voyons dans l’énergie du pays en ce moment. Enfin, et après des années, nous voyons de la Lumière s’infiltrer sur ce plan et nous nous en réjouissons ! C’est la raison pour laquelle nous avons souhaité vous aider en vous montrant que nous avançons ensemble.
Le fleuve ne se rétrécit pas, il s’élargit sans cesse, il se donne toujours plus, il se sacralise toujours davantage ! Que votre route soit ainsi, le fleuve en vous, et nous demeurons dans votre dos pour vous pousser doucement mais avec constance. Nous sommes ensemble mais c’est vous qui êtes en première ligne et nous en sommes heureux.
Et il en est ainsi.
