Bonsoir. Soyez les bienvenus… je dépose un lotus au cœur de chacun. C’est Aleister qui parle. Voyez ce lotus au cœur de chacun… c’est mon cadeau de Noël. Gardez-le, arrosez-le de votre amour un peu chaque jour afin qu’il fasse des racines et qu’il s’ouvre, qu’il grandisse. En fait il est déjà ouvert mais il va grandir davantage.
Je vous ai un peu secoués la semaine dernière mais voyez à présent comme vous êtes beaux ! (avec un sourire) Même moi je n’arrive plus à vous perturber bien longtemps ! C’est exactement cela dont je voulais que vous preniez conscience : à quel point vous avez appris à vous tenir au cœur, à quel point vous avez appris à demeurer dans la certitude ! Même quand je vous dis que vous allez en avoir besoin vous n’en bougez pas, vous y restez assis en disant : « heureusement qu’on va en avoir besoin, sinon à quoi auraient servi tous ces efforts ? Nous les avons faits pour qu’ils soient utiles, pour en offrir le résultat, pour montrer à d’autres que c’est possible et que la paix intérieure n’a rien à voir avec le monde extérieur. Elle se gagne un peu plus chaque jour par un travail quotidien, avec une confiance en notre vérité toujours grandissante.»
- Bon voyage ! –
Votre vérité : s’il y a quelque chose d’important à cultiver, c’est bien le lien qui vous unit à votre vérité. Le monde est comme un champ dans lequel ont poussé des millions de fleurs et chacune d’elles apporte une odeur, une couleur, une inclinaison vers le soleil différentes des autres. Comme vous le dites, une seule manque et plus rien n’est comme avant. Deux fleurs vous ont quitté. Nous avons parlé d’Angela la semaine dernière, parlons un peu à présent de votre amie Haritini qui est ‘partie’ ce samedi. Vous vous demandez « à qui le tour ? » Vous n’avez pas besoin de faire de l’humour mais nous sommes heureux que vous en fassiez ! C’est ainsi du moins que nous interprétons ces mots parce que vous savez pertinemment qu’elles avaient toutes les deux achevé leur contrat, leur heure était venue même si vous ne vous attendiez pas à une évolution aussi rapide de leur maladie. Voyez-vous, quand tout est prêt les choses peuvent aller vite, et elles étaient prêtes.
Ceci ne signifie pas pour autant que le petit moi était prêt mais leur âme l’était. Nous avons pris aussi Haritini dans nos bras, n’ayez pas d’inquiétude pour elle. Son chemin de ce côté du voile est peut-être un peu plus lent que l’a été celui d’Angela mais chacun(e) a son rythme, même dans notre plan, et ce rythme doit être respecté. Il n’y a pas de bien et de mal ici cela va de soi et le rythme de chacun est totalement respecté. Haritini souhaite profiter encore un peu de sa petite fille, alors elle vient nous voir, et puis elle retourne la voir, et elle revient vers nous, et elle va faire ainsi quelques allers-retours entre les différents plans jusqu’à ce qu’elle se sente prête en profondeur. Les cieux lui sont grand ouverts et elle le sait, c’est ce qui est important. Elle le sait et vous l’avez beaucoup aidé avec le cercle de prière que vous avez organisé.
Elle le sait et elle est en paix avec ça. Elle prend son temps et lorsque l’heure viendra, quand elle le décidera, elle verra qu’au-dessus d’elle toutes nos mains sont tendues pour la recevoir et l’emmener bien haut, là où elle est en droit de s’asseoir, là où chacun de vous est en droit de prendre place et plus encore ceux qui ont beaucoup donné comme elle l’a fait ! Gardez-la dans la joie dans votre mémoire et lorsque vous pensez à elle dites lui « adieu » et « bon voyage ! ». Nous vous en remercions.
- Bouge-toi ! –
Nous venons de dire que chacun a son rythme. Et le vôtre, quel est-il, comment est-il ? J’ai envie de vous secouer un peu, j’ai envie de mettre un peu de rythme dans votre âme aujourd’hui ! « Pourquoi Aleister, dites-vous, pourquoi juste avant les vacances, juste avant ces belles fêtes que sont les fêtes de Noël, tu vas nous passer un savon ? »
(Avec un grand sourire et beaucoup d’humour !!!) Est-ce que je vous ai déjà malmenés ? Moi ? Jamais ! Je ne semonce pas. Je vous regarde, je souris, et je vous dis : « bouge-toi ! Tu vas être en vacances et qu’est-ce que tu vas faire ? Tu vas te reposer, manger des chocolats… c’est bon les chocolats, c’est ce qui manque de ce côté du voile mais laissons cela de côté… Tu vas prendre du bon temps, tu vas voir des amis, tout ça c’est bien beau ! Et ta vérité, combien de fois vas-tu y penser pendant les fêtes, combien de fois ? Parce que tu vois il y a un tourbillon pendant les fêtes où une chose génère l’autre. » Vous êtes un peu plus lourds parce que vous mangez beaucoup, vous buvez davantage, et la méditation passe au deuxième plan, vous n’avez plus le groupe pour vous remettre dans votre axe… vous ne devez compter que sur vous-mêmes et ne trouver votre vérité que par votre propre volonté et cela, c’est toujours difficile.
Vous laissez les autres vous entraîner dans des plans plus communs. Faites attention : nous ne vous disons pas de ne pas vous réjouir, de ne pas faire la fête ! Ce sont les fêtes : réjouissez-vous-en, réjouissez-vous de votre famille, de vos amis, des enfants, des petits-enfants si vous en avez, réjouissez-vous mais faites-le à partir de votre propre place et non pas en adoptant celle de l’autre. Votre rythme vous guide, il vous guide vers votre vérité et à son tour votre vérité vous guide vers votre rythme. L’un conduit à l’autre. Si vous préférez adopter la vérité des autres, un autre rythme va s’imposer au cœur et vous allez vous perdre. Vous arrêtez alors d’être en lien et d’exprimer votre vérité et vous diffusez celle de la société, du groupe. Il n’est pas question du groupe ici présent mais du groupe qui vous entoure dans la vie, votre famille, les amis qui fonctionnent à un autre niveau que celui sur lequel vous avez appris à fonctionner.
- Le lotus –
Comprenez-vous à quel point une image peut vous centrer rapidement ? Dès que vous avez perçu l’image du lotus au début de notre rencontre, vous vous êtes centrés et la communication s’est mise en place. La sensation du lotus est suffisante. La sensation de la fleur qui s’ouvre suffit. A tout moment pendant les vacances, durant les moments faciles comme les plus difficiles, pensez au lotus au cœur et dans l’instant votre rythme retrouvera sa vérité et cette vérité pourra s’exprimer et apporter un rythme différent à ceux qui sont près de vous.
Nous l’avons dit, les jours à venir sont difficiles mes amis principalement parce que vous verrez la colère et la peur régner sur les plans qui vous entourent. Vous n’avez rien à craindre, vous avez juste à vous asseoir au centre du lotus, rien d’autre. Le lotus fait des racines et à travers ces racines transmet à la Terre la lumière que vous recevez d’en haut. Vous jouez ainsi votre rôle de lien entre le ciel et la terre. Vous êtes à votre place en tant que lotus blanc. Respirez profondément quelques instants au sein de cette fleur, en son cœur…
- Le passage –
Pendant ces fêtes il y a aussi l’énergie du passage. Vous changez d’année et vous changez de vibration. Beaucoup d’entre vous sentent qu’ils passent une période de crise et c’est justement pour cette raison qu’a été décidée la création ici d’un nouveau cycle (en plus du cycle d’Aleister, 2 fois par mois, et il n’y aura pas de traduction pour ce cycle faute de temps…) qui aura pour nom « cellule de gestion de crise ». Les crises sont le révélateur d’un changement de plan. Un monde s’effondre : votre monde. Il s’effondre dans sa totalité et quand vous refusez cela vient la crise, une crise extérieure qui peut apparaitre au niveau de la société, de la famille, du couple. Ce peut être une crise avec vos enfants, vos amis. Elle peut être économique, sociale, sentimentale. Quelque chose se rompt, n’est plus comme avant, ne fonctionne plus comme avant. Vous ne pouvez plus continuer comme avant, vous ne le supportez plus ! Vous ne supportez plus les autres et les autres ne vous supportent plus… « Qu’est-ce que je fais, je suis au milieu de nulle part, je suis au milieu d’un univers où je suis seul(e) et tout s’effondre autour de moi. Que faire ? »
Votre monde s’est effondré. Vos illusions se sont effondrées. Tous les liens que vous aviez tissés, en lesquels vous aviez cru, toutes les lignes que vous aviez tirées entre vous et les autres, il n’y a plus rien.
Nous avons déjà parlé de cette période et nous y revenons aujourd’hui. Quand votre monde s’effondre, vous entrez dans un univers vide dans lequel tous vos points de repère ont disparu. Vous n’avez rien à quoi vous raccrocher nulle part. C’est cela la crise : « je ne peux me raccrocher à rien nulle part ! Juste à l’intérieur, à l’intérieur… merci la crise, merci vivement parce que sans toi combien d’années aurais-je mis à m’apercevoir de ça, pas seulement intellectuellement mais dans la pratique aussi ? De combien d’années aurions-nous besoin pour entrer au cœur et nous y installer en sachant que c’est la seule solution ? » Une infinité d’années, des vies entières, et justement parce que vous n’avez plus le temps, plus de marge, la crise arrive pour mettre à bas l’univers et vous montrer que dans un univers vide la seule solution est de regarder à l’intérieur, au cœur et dans l’axe qui vous unit à votre soleil.
Un axe solide que celui-là ! Certains se disent : « je me sens comme une marionnette. Je suis dans un univers vide avec un axe qui me maintient en lien avec un soleil très haut là-haut, si haut que je ne le vois pas, que je le sens à peine, comme si quelqu’un tirait les fils et que ce ne soit pas moi ». C’est pour cela que nous vous disons : rien qu’au cœur car au cœur vous percevez l’impulsion donnée par le soleil. Vous sentez le courant si vous préférez qui vient jusqu’au cœur et que vous faites circuler ensuite dans vos pieds, vos bras, vos paroles. C’est seulement au cœur que vous vous sentez agir parce que vous y avez reçu l’impulsion et que vous l’avez laissée circuler dans tout votre corps et dans tous vos actes. Il n’y a pas de marionnette, vous n’êtes la marionnette de personne dans cet univers vide où vous êtes arrivés puisque vous percevez l’impulsion et que vous agissez en conséquence.
Au début cet univers vous parait non seulement vide mais aussi bien sombre, pas le sombre que vous assimilez au mal, mais sombre tout simplement parce que vous ne voyez pas, comme pendant la nuit. Quand vous êtes reliés au cœur et à l’impulsion que vous y percevez, vous commencez à voir autour de vous des petits points de lumière qui lancent des fils lumineux et vous réalisez que vous aussi, à partir du moment où vous êtes reliés et que vous agissez, vous lancez des fils lumineux dans cet univers à travers vos actions. Les fils que vous lancez rencontrent ceux lancés par d’autres points de lumière et c’est tout un réseau qui se constitue et la nuit se dissipe, le jour pointe, le soleil se lève et vous respirez…
- L’univers vide –
Quand le jour s’est installé, les fils ne sont plus apparents parce que la lumière est partout. Vous savez pourtant avoir contribué à cela et à ce moment là vous joignez vos mains au cœur et vous dites merci… vous voyez, c’est ça votre rythme : tout s’effondre, je mets mes mains au cœur et j’entre dans un mouvement intérieur où je ressens ma liaison au soleil, à la lumière au cœur… une fois que j’ai compris cette lumière et que j’ai pris conscience des ténèbres, de l’obscurité de la nuit, j’ouvre les mains et j’agis en laissant la lumière circuler et les fils se créer… quand cela est accompli, je peux de nouveau prendre une inspir et joindre mes mains, pas seulement dans un geste de prière mais aussi de remerciement. Ensuite de nouveau viendra le temps de rouvrir vos bras cette fois pour célébrer. Ce moment viendra, il viendra mes amis, il viendra mais l’instant est venu pour vous à présent de comprendre que oui tout s’effondre et que c’est une bénédiction parce qu’ainsi vous pouvez commencer une nouvelle inspiration, une nouvelle liaison avec votre grand Etre afin de le laisser resplendir ensuite et se relier à toutes les autres lumières qui ont appris elles aussi à briller dans les ténèbres.
Le lotus de chacun est ouvert et il brille. Ne craignez pas le vide de l’univers qui vous entoure. Mariannick aime bien l’image du tableau : quand vous avez un tableau avec une peinture dont vous ne voulez plus et à la place vous en désirez une nouvelle, vous commencez par nettoyer la toile, par y mettre de l’eau. Le résultat obtenu dans un premier temps vous parait lamentable, toutes les couleurs sont mélangées et informes. Il suffit que vous continuiez à mettre de l’eau pour qu’elles partent totalement et que, sur une toile enfin vierge, vous puissiez commencer à dessiner quelque chose de neuf.
Quand votre monde s’effondre… et en disant cela nous entendons bien qu’il n’est nul besoin que cela soit au niveau des actes. Votre famille peut tout à fait garder le schéma qui était le sien jusqu’alors mais ce qui s’est effondré c’est ce que vous en attendiez. Ce que vous attendiez de vous-mêmes s’est aussi effondré. Vos rêves, vos croyances se sont effondrés parce que vous avez le désir de peindre quelque chose de nouveau. Vous voulez faire d’autres rêves, placer d’autres bases et c’est ainsi que ce que vivent la plupart d’entre vous est plus un effondrement sur les plans intérieurs que sur les plans extérieurs. Dans votre pays ce sont les deux plans qui sont touchés et cela rend les choses encore plus difficiles, plus rien ne reste debout.
- Le deuil –
Quand vous êtes dans cet univers vide où tout s’est effondré, vous vous trouvez dans cette phase où les couleurs du tableau sont parties. Vous vous rendez compte à ce moment-là que vous pouvez peindre quelque chose d’autre, créer un nouveau monde fondé sur des bases différentes. Voyez ce qui s’effondre. Voyez le tableau qui s’offrait à vous il y a 3 ou 6 mois, un an. Comment était-il ce tableau ? Qu’est-ce qui s’est effondré à l’extérieur comme à l’intérieur ? Bien entendu nous insistons sur les plans intérieurs : qu’est-ce qui a laissé des vides en s’effondrant, d’où vient le vide ? Quelles sont les croyances, les rêves qui sont morts, auxquels vous avez dit au revoir ?
Nous avons commencé cette séance en parlant de vos deux amies qui vous ont quitté récemment. Vous avez aussi à vivre des deuils dans les plans intérieurs au niveau de vos croyances, de vos idées, de vos points de vue qui sont morts parce qu’en fait c’est tout un pan de vous-mêmes qui est mort, au sens propre du terme. C’est de là que vient le vide et pas tant des changements extérieurs, des crises familiales : c’est le deuil que vous vivez intérieurement qui fait que quelquefois vous ne reconnaissez même plus qui vous êtes en raison de la mort de toutes ces choses en lesquelles vous croyiez. Vous vous dites : « qu’est-ce qui reste, sur quoi je vais reconstruire ? » Rendez gloire à ce deuil car il est la conséquence du travail des années précédentes pendant lesquelles vous avez nettoyé la toile du tableau que vous aviez eu tant de mal à peindre. Maintenant la toile est blanche, vide, et vous pouvez commencer à peindre quelque chose de nouveau.
Nous vous demandons pendant ces vacances de demeurer devant cette toile vierge et de la savourer. Nous vous demandons, si vous préférez l’autre image, de vous tenir au centre de l’univers, là où seul règne le vide, la nuit, et de le savourer. Ce sont les deux aspects du vide, un dans la nuit, l’autre au lever du jour et les deux renvoient à la même position : une position intérieure vide où, au lieu de vous attrister de ce vide, vous comprenez ce qui est parti et la place qui a été faite par ce départ. C’est un cadeau pour vous ce vide, un grand cadeau.
Nous vous proposons pendant ce laps de temps des vacances de ne pas essayer encore de peindre le nouveau mais de savourer le vide, de percevoir ce qui est parti et de vous asseoir dans ce vide avec joie. Le lotus y fait ses racines et votre soleil brille au cœur. Il reflète le soleil porteur de votre vérité très haut dans l’axe. Savourez cette position : c’est celle qui se situe entre l’inspir et l’expir. Elle ne dure qu’une fraction de seconde mais c’est une position magnifique parce qu’elle permet la prise de conscience de ce qui se passe. Asseyez-vous là et savourez…
Passez de belles vacances dans cette position !
Vous vous regardons et sommes heureux et nous demeurons dans le lotus qui brille dans votre cœur.
Et il en est ainsi.
