Soyez les bienvenus mes tout petits. Soyez les bienvenus dans cette classe, dans ce cycle d’apprentissage. Mon nom est Kwan Yin. Certains d’entre vous me connaissent, certains d’entre vous m’ont déjà perçue et d’autres pas alors je passe à travers vous, je circule entre vous, je vous frôle, je vous entoure, je vous cajole comme une mère pourrait le faire, comme une amante pourrait le faire, comme une sœur pourrait le faire, une amie de toujours… et je retourne m’installer au centre de votre cercle.
Je suis ici pour préciser certains points et pour en approfondir d’autres. On vous a parlé de l’amour mais on ne parle jamais suffisamment de l’amour. Vous avez travaillé avec les énergies de Dionysos aujourd’hui et ces énergies vous ont permis de vous rapprocher, d’une certaine façon, de l’amour en lâchant. Vous voyez, on ne peut pas aimer si on ne lâche pas, on ne peut pas aimer si on n’ouvre pas alors vous faites tous un travail sur le cœur, vous ouvrez votre cœur, et c’est très, très, très bien. Merci, c’est indispensable. Vous ne pouvez pas continuer dans votre quête en espérant trouver, gagner quelque chose, grandir, si vous n’ouvrez pas votre cœur. Mais qu’avez-vous trouvé ce matin ? Vous avez trouvé que vous n’êtes pas qu’un cœur, trouvé ou approfondi que vous êtes un corps et que ce corps tout entier peut se réjouir, que ce corps tout entier peut se rétrécir, souffrir, se resserrer, se crisper ou au contraire s’abandonner, lâcher et être en confiance. Quand vous vous installez dans la canalisation, quand vous vous installez dans la relation à un être de lumière, il est important que tout votre corps soit détendu. Ca n’est pas seulement l’affaire du cœur, ça n’est pas seulement mettre le mental au repos, c’est aussi un travail de tout votre corps.
Saint Michel, en s’exprimant à l’une de vous le premier jour, disait « travaille la mémoire cellulaire de ton corps pour que je puisse passer partout » et c’est valable pour chacun de vous et pour tout être incarné. Il y a des mémoires cellulaires dans tout être incarné qui demandent à être libérées et en se libérant, qui permettent à l’énergie subtile de mieux circuler. Alors oui bien sûr, ouvrez votre cœur, mais ne pensez pas que votre bassin appartient à un monde plus trivial, ne pensez pas que vos genoux, vos pieds appartiennent à un monde sans importance. Tout est important. Tout participe à la circulation de votre énergie. Tout est important…
Nous pourrions vous dire de la même manière qu’hier Gaia vous a demandé à tous de vous exprimer -ne serait-ce que l’espace d’un instant de faire résonner le son de votre voix, c’était cela qui était important, ce n’étaient pas les mots mais le son de votre voix, il y a eu tant de choses différentes de dites-… de la même manière vous pouvez regarder votre corps et vous dire que certaines parties vous les laissez beaucoup s’exprimer alors que vous en oubliez d’autres. Il faut qu’elles vous fassent mal pour que vous vous en souveniez et que vous vous reliiez à elles de nouveau, que vous appreniez à les aimer, que vous vous souveniez d’elles et que vous réappreniez à faire circuler l’énergie en elles. Tout participe à votre unité. Rien n’est à laisser de côté, rien, pas la moindre petite parcelle de peau, pas la moindre viscère, rien. Tout est important. Tout demande à être aimé, accepté, révéré, car chaque partie de votre corps aide les parties qui l’environnent et participe à la bonne circulation de l’énergie en vous.
- La sacralité du corps –
Rien n’est trivial dans votre corps, tout est sacré. C’est l’utilisation que vous pouvez faire de ce corps qui peut être triviale mais pas le corps lui-même. Le corps est l’expression de votre être, il est donc sacré et vous pouvez le respecter dans toutes ses parties de la même façon. Vous parliez entre vous dans la journée de cette cellule, de cet atome dirions-nous plutôt, déposé par votre Etre au cœur de votre cœur à votre naissance. Certains d’entre vous se disent alors : « le cœur a tout de même plus d’importance »… ça c’est votre naissance mais le but, l’accomplissement de toute vie c’est que cet atome se réveille, que cet atome grandisse et qu’il permettre suffisamment d’ouverture pour que votre Etre s’incarne chaque jour un peu plus, et qu’à chaque fois vous augmentiez l’ouverture de votre corps, pas seulement de votre cœur mais une fois que votre cœur est ouvert de tout votre corps aussi pour que l’Etre puisse s’incarner dans tout ce corps que la Terre vous a donné. C’est cela votre but : c’est d’incarner totalement ce que vous êtes. Pourquoi voudriez-vous laisser la pointe de vos pieds à l’écart de votre être, pourquoi voudriez-vous ôter à une parcelle de peau ou à une viscère qui vous parait inutile, la possibilité d’accueillir l’être ? Tout désire accueillir l’Etre en vous, tout !
Au moment de votre conception, il y a d’abord une cellule, puis une cellule qui se divise, et se divise encore et encore… et à terme il y a un corps. Est-ce que de ces cellules qui se divisent, il vous viendrait l’idée d’en supprimer quelques unes ? Jamais, vous savez fort bien qu’un corps a besoin de toutes ses cellules. Il en va de même pour cet atome sacré au cœur qui accueille de plus en plus l’Etre et qui lui permet de grandir et de s’installer en vous.
L’amour n’est pas réservé au cœur, c’est le message que je veux vous transmettre. Vous pouvez transmettre votre amour par vos mains, vous le savez. Vous pouvez transmettre l’amour par les yeux, par votre regard, vous le savez. Vous pouvez aussi accueillir l’amour en vous dans chaque partie de votre être. Tant que dans votre corps il reste ne serait-ce que quelques cellules nouées qui ne permettent pas à votre être de passer, alors tout n’est pas encore accompli. Travaillez donc sans relâche pour pouvoir laisser passer l’amour partout, partout, pour sentir l’amour dans chacune de vos cellules et dans chaque partie de votre corps.
Vous apprenez en ce moment à vous relier de cœur à cœur, et à accepter tout ce qu’est l’autre. Il arrivera un jour où vous vous relierez de corps à corps, chaque cellule de votre corps aimant, de la même façon que votre cœur aime, chaque cellule de l’autre. Vous verrez à quel point la communication change alors. C’est un autre niveau de communication, de communication avec vous-mêmes et de communication avec l’autre. Ca n’est peut-être pas pour tout de suite, mais cela peut être un but vers lequel vous diriger, une ouverture. Travaillez sur le cœur, tout en sachant que le cœur ouvert il vous reste à ouvrir tout le reste… Le cœur montre l’exemple et c’est un bel exemple. Après c’est plus facile mais il est nécessaire que ce soit fait si vous voulez continuer à avancer.
Ne vous reposez pas ! Vous n’avez pas le temps ! Pas le temps d’une façon globale. Il n’est pas question ici d’une vie qui commence et se termine, il est question de votre désir d’accomplissement. Quand le désir d’accomplissement grandit alors il n’y a plus de temps à perdre… Dans l’engagement que vous avez pris, il y avait cette notion de : « j’ai assez joué au jeu de l’ego, j’avance ». A qui avance il est beaucoup donné… et à chaque fois que quelque chose vous est donné cela vous attire encore plus vers l’avant et il n’est plus question alors de vous arrêter. Ne vous arrêtez pas, continuez à vous ouvrir, à travailler sur vous-mêmes, sans relâche, nuit et jour, pour pouvoir laisser passer de plus en plus de lumière et d’amour. C’est un travail constant. Faites-le avec grâce et avec le sourire…
(Les énergies changent…)
Les énergies sont en train de changer. Tendez vos antennes… Sentez…
Mes enfants ma lumière est avec vous. Respirez… respirez parce que je vous apporte la Lumière. Inspirez, inspirez et remerciez Kwan Yin. Remerciez cette énergie féminine qui est aussi ma mère, qui est aussi Marie, remerciez.
J’étais venu il y a bien longtemps pour chasser les marchands du temple. Chassez, chassez les marchands de votre temple, chassez les marchands de votre corps. Chassez toutes ces énergies qui ne vous procurent que douleur, et permettez au sacré de s’incarner en vous… Qu’est-ce que ça signifie ? Est-ce que ça signifie d’être rigoureux, strict, austère, de ne manger que bio comme vous diriez, de limiter à quelques denrées ce que vous ingérez ? Bien sûr vous pouvez aider en faisant cela mais ça n’est pas cela que je vous demande.
- Comment honorer notre corps –
Vous savez que Dionysos était très près, très près de ma lumière… (avec un sourire) il n’a jamais cessé de boire, mais de boire en joie, et de savoir que chacune de ses cellules célébrait la vie en faisant cela ! Je ne vous demande pas d’arrêter de manger ou de boire telle ou telle chose, je vous demande de vous réjouir à chaque bouchée, à chaque gorgée que vous ingérez. Je vous demande de prendre attention, de prendre conscience de ce que vous placez en vous, que ce soit de la nourriture, une boisson, un film, un livre, une conversation avec l’autre. Je vous demande de garder en mémoire la sacralité de votre corps.
Quand vous entrez dans une église qui me révère et que vous allez vers le tabernacle, quels sont les sentiments qui habitent votre corps et votre cœur ? Quelles sont les pensées que vous générez dans votre cerveau ? Vous arrivez avec respect vers ce tabernacle où je demeure. Je vous demande le même respect pour ce tabernacle qu’est le corps où vous demeurez… Vous pouvez tout y apporter à partir du moment où chaque bouchée, chaque gorgée, chaque pensée, chaque mot est apporté avec respect et dans l’intention d’être déposé afin de grandir et afin de vénérer ce tabernacle. C’est un autre regard que je vous demande envers votre corps, un autre regard.
Ce matin, Dionysos vous a incité à vénérer votre corps et c’est ce que nous faisons ce soir aussi. L’énergie de Kwan Yin et la mienne, le masculin et le féminin venus ensemble pour vous montrer à quel point c’est important et à quel point vous pouvez d’une façon tout à fait différente honorer votre temple. Tout peut y être apporté. Rien n’est à jeter. Tout réside dans votre intention, dans la façon dont vous regardez les choses, dans le respect que vous apportez et dans l’amour que vous vous donnez.
Toute ma vie, toutes mes vies terrestres je les ai passées dans l’amour : c’est ma façon de m’exprimer et ces vies se sont déroulées dans des endroits différents au fil des incarnations. J’ai placé dans mes corps des choses fort différentes et mon corps m’a toujours permis de louer mon Père et d’exprimer son amour sur Terre.
Regardez votre corps : quel est votre regard ? Est-ce un regard critique ? Comment voulez-vous aimer votre corps si le regard est critique ? Aimez-le, rien n’est parfait. Croyez-vous que mon corps était parfait, que mes corps aient été parfaits ? J’ai épousé la Terre où rien n’est parfait, et c’est pour cela que j’ai pu vous montrer l’exemple : parce que j’ai accepté l’imperfection. Si j’ai pu accepter mes imperfections, ne pouvez-vous accepter les vôtres ? Acceptez, aimez et à partir d’aujourd’hui, à partir de cet instant, mangez en conscience, buvez en conscience, regardez des images en conscience, écoutez, parlez en conscience. Tout ce que fait votre corps, faites-le en conscience et vous le verrez changer, se transformer, parce que vous l’habiterez. Vous ne serez plus seulement un cœur, une bouche, des papilles gustatives qui se réjouissent, un ventre qui se remplit, une parole qui se prononce machinalement en répondant au jeu de l’ego, mais vous serez non plus un temps livré aux marchands mais un temple où vous révérez votre être, un temple devenu conscient.
C’est votre corps tout entier qui se mettra alors à palpiter, à vibrer, à être un cœur. Votre corps deviendra cœur et c’est tout votre corps qui accueillera votre Etre, tout votre corps devenu cœur. Il n’est même pas question ici d’aimer ce corps, il est question de l’habiter. Si vous habitez vraiment ce corps vous ne pouvez que l’aimer et le respecter infiniment car il est l’expression de Gaia. Il est l’amour de Gaia qui vient entourer vraiment d’un amour infini la cellule de votre être et lui permettre, le moment venu, d’éclore.
Le moment est venu, cet atome se divise et se divise encore, devient cellule, molécule, grandit, accueille l’Etre qui ne demande qu’à venir habiter tout le temple que vous êtes. Laissez-le pénétrer jusqu’à l’extrémité de vos pieds, jusqu’au bout de vos doigts, dans tout votre sang, toutes vos viscères, toutes vos pensées, tous vos actes et toutes vos paroles. Accueillez, accueillez ce que vous êtes sur d’autres plans car il est temps pour vous de le faire. Il est temps et il est possible pour vous de le faire à présent, alors faites-le. Il est toujours difficile pour les humains de passer d’une condition à une autre, les habitudes se prennent vite… il vous est difficile, bien difficile de passer d’une relation à votre corps à une autre et pourtant c’est ce que je vous demande… et si je vous le demande c’est que vous pouvez le faire, alors faites-le.
Croyez-vous qu’il ne m’ait pas fallu du courage pour chasser les marchands du temple ? Croyez-vous que cela a été facile ? Que croyez-vous, qui m’habitait à ce moment-là si ce n’est mon Père ? C’est lui qui habitait ma main, c’est lui qui habitait mes paroles, c’est lui qui s’exprimait à travers moi parce que je n’étais plus qu’un avec lui et le temple est devenu mon corps. Le temple est devenu le symbole dans lequel vous venez me révérer. Mon courage peut être le vôtre. Je suis venu vous montrer l’exemple alors suivez-le. Courage ! Courage, les travailleurs de lumière ont toujours du courage et vous ne faites pas exception à la règle, alors avancez et faites du ménage ! Chassez les marchands et ne mettez dans votre corps que ce que vous respectez. Ainsi c’est tout votre corps que vous respecterez et qui sera prêt à accueillir votre Etre totalement, dans la joie, dans l’ivresse de l’accomplissement. Nous serons ensemble à nous réjouir de votre chemin, de l’exemple montré qui a porté ses fruits, de la graine plantée qui a donné des arbres magnifiques!
J’ai attendu longtemps pour voir le résultat des graines plantées il y a deux mille ans et je me réjouis infiniment de voir que des arbres poussent et de voir leur beauté. Continuez mes enfants, continuez ! Je continuerai à vous montrer l’exemple, à vous rappeler l’exemple que je vous montre si besoin est, mais continuez… et soyez assurés de tout mon amour comme vous l’êtes de l’amour de Kwan Yin et de Marie ma mère.
Et il en est ainsi.
Q&R
Question :
Comment mettre du sacré dans la sexualité ? Comment être dans la justesse par rapport à la sexualité ?
Réponse :
Regarde-moi. Je suis juste face à toi. Regarde-moi… Pourrais-tu avoir l’envie de faire l’amour avec moi ? Pourrais-tu avoir l’envie de me caresser, de m’aimer, de me laisser t’aimer ? Pourrais-tu avoir envie de t’unir à moi avec ton corps, de me permettre d’entrer dans ton corps et d’y déposer ma semence ? Pourrais-tu permettre cela ? Ce serait un bonheur pour moi de le faire si j’étais encore incarné et de t’aimer et de te respecter dans cet acte, et de t’emmener au septième ciel comme tu dis dans cet acte, et de m’oublier en toi, ce serait un bonheur, un réel bonheur, une façon de toucher la sacralité parce qu’une façon d’accéder à l’unité et rien n’est plus beau que cela…
C’est une façon d’accéder à l’unité : d’aimer le corps de l’autre suffisamment pour le faire sien. As-tu senti ? As-tu senti ?... Alors tout est bien. Merci. Tout est compris et cela suffit.
