- Cercle de prière – 2e partie –
Soyez les bienvenus pour cette deuxième partie du cercle de prière, légèrement différente de la première… Une grande énergie au-dessus de votre cercle aujourd’hui, celle de la Vierge Marie, les bras ouverts vers le bas. Elle vient s’unir énergétiquement au cœur de Gaia et vous êtes au milieu de cette union. Centrez-vous au cœur, respirez profondément pour vous sentir à l’aise, vous sentir bien au centre, bien dans votre axe, la colonne vertébrale bien droite…
Vous formez ici tous ensemble une base horizontale autour de tous les noms que vous avez déposés au centre. Cette base, c’est-à-dire chacun d’entre vous et tous ceux qui se relient à ce cercle à partir d’un autre endroit et d’un autre moment, vous vous reliez tous au cœur de Marie tout en haut et à celui de Gaia tout en bas. C’est la structure de base du cercle. Savourez-la quelques instants, voyez-la clairement… et laissez votre énergie descendre sur le fil que vous avez tendu de votre place au cœur de la Terre. C’est comme un grand toboggan. Vous y glissez et entrez profondément en Terre… un toboggan intérieur, un tunnel qui vous emmène jusqu’au centre de la Terre… vous avez l’impression de ne plus rien voir jusqu’à ce que vous arriviez au cristal de la Terre, un cristal rose très pale, brillant, sur lequel vous pouvez vous asseoir en cercle comme vous l’êtes à la surface de la Terre.
Là, vous vous donnez la main et laissez l’énergie du cristal de la Terre circuler entre vous. C’est une énergie d’or qui circule de cœur à cœur en passant aussi par vos mains… vous êtes tellement unis que vous formez tous ensemble comme un point, une petite balle de lumière dans le cœur de Gaia. Une boule de lumière dotée de conscience, la conscience du service. Vous êtes ici pour vous et pour les autres. Vous êtes ici pour la beauté de la cocréation. Vous êtes ici pour créer de la santé, apporter une aide à ceux qui en ont besoin, c’est-à-dire créer des liaisons qui vont venir aider ces personnes. Elles les feront avancer et trouver des solutions.
Pour la plupart de ceux dont vous avez déposé les noms au centre du cercle, les difficultés ont des racines anciennes et concernent des contrats que vous avez signés. A partir du moment où vous vivez sur Terre, où vous êtes incarnés, vous avez des comptes à rendre à Gaia. C’est la raison pour laquelle vous êtes descendus au centre de son cœur : pour demander son accord afin que des contrats puissent se délier, des changements karmiques s’opérer.
Gaia a un grand cœur. Son accord, vous l’avez, et vous percevez son amour. Elle est si forte qu’elle vous permet, par l’impulsion qu’elle vous donne, de monter. Vous montez en tant que balle de lumière depuis le centre de la Terre, avec l’accord de Gaia, afin que des changements puissent s’opérer… vous montez… peu à peu dans cette balle une légère différenciation s’installe, chacun retrouve son propre cœur alors que vos mains restent unies. L’énergie continue de circuler de cœur à cœur en cercle.
Vous montez et vous arrivez à la surface de la Terre ici, sous la table où vous avez déposé les noms. Tout ensemble, vous soulevez le tissu avec tous les noms. Vous les regardez et laissez l’énergie du cercle passer de vos cœurs à tous ces noms, les baigner de toute votre compassion… La peine de chacun est votre peine, tant vous êtes proches les uns des autres ! La liberté de l’un est la liberté des autres. La libération de l’un est la libération de tous. Avec tout cet amour qui passe, vous continuez à monter en tenant le tissu qui porte les noms…
De nouveau, peu à peu, vous vous unissez. Vous redevenez une boule dans laquelle vous n’êtes pas seuls : il y a aussi tous ceux dont les noms sont inscrits là et tous ceux que vous portez dans vos cœurs. Vous êtes tous unis en une balle de lumière, très haut, et vous continuez à monter jusqu’à Marie qui vous prend entre ses mains et vous place dans son cœur… puis elle reprend la balle dans ses mains et l’envoie encore plus haut à la Source… afin qu’elle s’unisse au soleil central. Là, la balle se disperse et s’unit totalement avec le soleil central : chacun devient un petit point de lumière dans le soleil. Chacun suit sa route, chacun se rapproche de ce qu’il est…
Le cercle de prière est achevé pour aujourd’hui. Les vibrations de tous se sont élevées et tout ce qui devait advenir est advenu pour le bien de tous. Ce cercle se réunira de nouveau dans deux semaines pour la troisième et dernière partie.
Respirez profondément, nous allons continuer avec le message du jour…
- La petite mort –
C’est un jeu n’est-ce pas ? Vous attendiez Kwan Yin qui était parmi vous la dernière fois pour ce cercle de prière et c’est Marie qui arrive aujourd’hui. Vous attendiez une énergie dans les roses et c’est le blanc et l’or qui se présentent… et vous vous demandez pourquoi : parce que dans une thérapie mes amis, il est bon de jouer avec tous les outils que nous pouvons mettre entre vos mains. Nous mettons des outils à votre disposition. Kwan Yin vous propose une certaine vibration et Marie une autre. Nous prenons les choses ‘par les deux bouts’ et nous avançons.
Les instructeurs d’éléphants en Inde placent toujours le bébé éléphant entre deux éléphants adultes : ils n’ont ainsi pas besoin de dresser le petit, ce sont les deux adultes qui s’en chargent. Nous faisons la même chose : en mettant Kwan Yin d’un côté et Marie de l’autre, votre petit corps n’a plus qu’à avancer là où il est conduit. Il ne peut faire aucune erreur, il n’a qu’à suivre et tout se passe au mieux.
Votre petit corps, comme il vous tracasse ! Parfois vous n’avez qu’un déclic à effectuer, un petit changement dans la vibration, et tout change. Vous êtes dans ce corps, vous vous identifiez à lui, vous souffrez, vous avez peur, vous n’êtes pas bien, et tout d’un coup un changement vibratoire s’opère : cela peut-être grâce à une lecture, à une méditation, ou tout simplement parce que vous vous trouvez avec une personne que vous aimez et l’espace d’un instant vous vous oubliez, vous êtes là pour l’autre… tout d’un coup le petit corps répond à la demande de l’âme, il s’y adapte. Pour s’y adapter, deux choses sont indispensables : d’un côté votre envie d’élever votre vibration –et à chaque fois que vous voulez offrir quelque chose à l’autre vous élevez votre vibration- et de l’autre la reconnaissance du corps. Vous ne l’oubliez pas : vous l’emmenez avec vous et vous vous élevez ensemble, l’âme et le corps.
Simplement, le corps a pris sa place, qui n’est pas la première. Il aimerait bien être en tête, au propre comme au figuré ! Beaucoup d’entre vous durant les mois qui viennent de s’écouler ont du faire face à des peurs intenses et nous aimerions vous parler de cela à présent.
Le corps, même pour ceux d’entre vous qui sont depuis longtemps sur un chemin ‘spirituel’, le corps joue un rôle prépondérant et vous lui donnez la plupart de temps la première place dans votre vie. Quand vous commencez à mettre d’autres priorités et à dire à votre corps « allons ensemble de ce côté » et non plus « je te suis », alors il sent qu’il perd cette première place et il panique. Il perd la priorité, ça signifie d’une certaine façon qu’il meurt. Son rôle meurt. En même temps que lui, c’est l’ego qui perd la priorité dans votre vie et c’est extrêmement difficile, vraiment difficile ! C’est comme si le monde entier venait à basculer pour l’ego, pour le corps. Il perd tous ses points de repère, son monde se délite, se désagrège au sens propre du terme. Il ne s’agit pas ici d’une façon de parler, d’une sensation, c’est une réalité profonde : il se désintègre. La réalité qui était la sienne jusqu’alors se désintègre, il meurt.
Vous vous dites « les énergies sont difficiles en ce moment ». Ce n’est pas seulement ça. Ce n’est pas tant que les énergies soient difficiles, elles sont aussi merveilleuses, elles vous perturbent. Ce sont des énergies sismiques. A l’heure actuelle c’est un vrai séisme qui se produit à un niveau énergétique depuis trois à quatre mois. De la même façon qu’il permet à la terre de s’ouvrir et aux montagnes de surgir du tréfonds de la terre, ce séisme permet à vos énergies soit de se désintégrer soit de monter à la surface. C’est une occasion en or, fantastique, mais l’ego qui voit des crevasses s’ouvrir se dit « ho la la, je tombe en morceaux, je me désintègre, mon corps se dissout, mon existence même se délite ! » et si vous vous identifiez à votre ego vous dites également « je me désintègre » et cela provoque en vous une vive et profonde inquiétude.
Vous y travaillez, vous avancez vers le cœur et vous y prenez place. Vous prenez conscience de votre identification au corps, à la douleur ressentie, à tous les changements que vous percevez dans ce corps. Vous vous dites : « je ne suis pas seulement ça, ma place est aussi ailleurs ». C’est l’instant où le séisme provoque le soulèvement des montagnes. C’est la montagne qui sort de terre et monte vers le ciel. Vous continuez à sentir le corps, l’ego qui se dissout et en même temps vous vous dites « je ne suis plus là, je suis aussi cela mais ça ne m’atteint pas autant, tout va bien, différemment ». Vous voyez les choses sous un autre œil, un autre angle de vue. Vous voyez que toute la scène de votre existence sur Terre a changé, que des crevasses se sont ouvertes, que des montagnes ont surgi, toute la scène a changé.
Vous êtes en ce moment dans une phase où vous notez les changements. Vous vous dites, comme pourrait le faire un ingénieur : « cette construction est-elle viable ou pas ? Ai-je besoin de renforcer certains endroits ou pas ? Ce nouveau qui s’installe, comment le sentir encore mieux, le faire mien ? Comment allez m’asseoir au sommet de la montagne ? Il suffit de le vouloir pour pouvoir être en même temps à la fois au sommet de la montagne et à la surface de la Terre, ainsi que profondément dans la crevasse… »
- Un nouveau chapitre –
Oui, exactement comme pendant le cercle de prière. Nous pouvons nous situer en même temps aux trois niveaux. Ce qui change maintenant c’est que vous avez conscience d’être toujours à la fois aux trois niveaux. Les montagnes ont surgi. Vous n’avez plus besoin d’entreprendre un long voyage, de pendre l’avion pour aller au-delà des nuages, pour aller au ciel. Vos propres montagnes atteignent le ciel, et lorsque vous êtes assis au sommet vous êtes cela. Vous n’avez plus besoin de vous identifiez à un autre Maître, vous êtes le Maître. Vous êtes devenus non seulement la forme incarnée, non seulement l’ego qui aide l’incarnation, mais aussi le Maître. C’est ce qui s’est installé durant ces semaines. C’est ce qui s’installe ces temps-ci en vous et autour de vous dans vos corps : l’énergie du Maître de chacun, la montagne, ce qui permet la liaison permanente entre la surface de la terre et le ciel.
Vous voyez, les séismes sont toujours difficiles mais le résultat en vaut la peine car c’est une certitude qui s’installe. C’est une reconnaissance qui s’installe, une stabilité riche d’une grande beauté.
La semaine dernière nous vous disions nous réjouir du fait que le plus dur est passé et vraiment il en est ainsi. Les montagnes ont surgi à la surface de la terre et elles relient à présent le petit corps au ciel, dans l’incarnation. Cela s’est enraciné, c’est ce qui est descendu. Le mot est juste. Avant vous aviez besoin de ‘monter’ un peu, souvent par une méditation, pour trouver votre être. A présent il est là, il s’est enraciné et ce sera beaucoup plus facile pour chacun de se relier à ce qu’il est dans une autre dimension, de se relier à cette montagne qu’il est. C’est un changement magnifique. Il a parfois été douloureux mais ça en valait la peine, vraiment. Vous avez beaucoup grandi ces derniers mois et vous avez notre reconnaissance.
Nous avançons. Comme vous le voyez, il semble que quelque chose se soit accompli : la montagne a surgi de terre. Elle s’est installée, et en même temps c’est un tout nouveau chapitre qui s’ouvre : qui est ce Maître dans le cœur de chacun ? Vous avez appris à vous identifier avec l’un ou l’autre des Maîtres, mais vous, qui êtes-vous ? Quels sont les caractéristiques de votre montagne ? Quelle est cette montagne que vous êtes ? La montagne c’est le lien avec le ciel, un lien stable, très ancré en terre. Comment est votre montagne ? Entrez au cœur dans le silence pendant quelques minutes pour aller y chercher une première sensation. Allez au centre de cette montagne ou allez glisser sur ses pentes, faites ce que vous voulez, allez faire une petite reconnaissance (pause)…
Vous avez glané une première image de votre montagne. C’est comme lorsqu’un enfant nait : vous le regardez et vous vous demandez à qui il ressemble, au père, à la mère, au grand-père ou à la grand-mère, et puis peu à peu vous apprenez à reconnaitre qui est cet enfant, ses propres caractéristiques, celles qui font de lui un être unique et pas seulement l’enfant qui ressemble à d’autres personnes. C’est ça le travail qui vous attend : reconnaitre le Maître en vous, l’accepter, l’aimer, vous unir à lui et agir en tant que tel. Nous avons du chemin à parcourir et c’est un bien beau chemin. C’est un chemin plein d’espoir et de beauté.
Et il en est ainsi.
