Vous êtes assis en cercle au milieu d’un feu dont chacun d’entre vous est une flamme. Vous brûlez. Que reste-t-il quand tout a brûlé ? La sensation de la flamme, le concept de la flamme, la chaleur qu’elle a engendré. L’idée de la flamme. Mariannick se demande où nous voulons en venir et s’inquiète un peu… mais oui, nous vous le demandons : quand vous serez tous morts, que subsistera-t-il de vous ? Nous voudrions aborder ce sujet avec toute la douceur dont nous disposons parce que nous savons que l’idée de la mort n’est pas chose facile pour les humains, ni une idée, ni un sentiment facile. Nous allons donc y aller doucement, sans idées préconçues, sans sentiments préconçus non plus, et enfin sans peurs préconçues dans votre coeur.
Vous êtes une flamme. Vous êtes une bûche qui brûle et se consume. Et quand cette bûche se sera consumée, qu’en restera-t-il ? La chaleur. L’idée de cette flamme que vous êtes. Ce que vous aurez apporté dans cette vie. La chaleur d’un rire, les idées que vous aurez répandues, que vous aurez fait descendre des plans mentaux supérieurs où vous étiez tout à l’heure (référence à la méditation qui a précédé), les thérapies que vous aurez ramenées des plans où vous voyagiez tout à l’heure, la certitude que l’union à la Source est possible, faisable, réalisable ici et maintenant. Toutes ces idées auxquelles vous n’osiez pas penser, que vous n’osiez même pas espérer il y a de cela quelques années. Le moins que l’on puisse dire est que vous étiez donc bien loin d’oser les exprimer…
Le feu brûle à présent. Il a été allumé. Le positif dans votre groupe et dans tous les groupes de façon générale, c’est que quand dans une cheminée vous ne placez qu’une bûche, quelquefois le feu s’éteint parce qu’une seule bûche ne suffit pas à l’entretenir, alors que lorsqu’on a 2,3,7,10,15 bûches ensemble, alors le feu est entretenu et grandit. Le feu devient énorme. Et c’est ce que vous faites avec les groupes. Vous êtes arrivés à un stade où le feu ne peut plus être éteint. L’un aide le feu de l’autre à ne jamais s’éteindre. Et quand toutes les bûches auront donné la chaleur qu’elles venaient apporter, toutes les idées dont elles étaient porteuses, toutes les thérapies qu’elles venaient offrir, alors elles iront dans une autre dimension continuer leur travail et de là décideront si elles désirent revenir en tant que bûches ou autre chose, dans ce monde ou un autre. Pour l’instant, vous brûlez et c’est votre rôle ici, sur cette terre, d’apporter le feu.
Nous voudrions poursuivre avec cette image pour que vous compreniez à quel point elle vous est proche et reflète votre réalité, même sur des plans tangibles. Quand une bûche est seule et en danger, il n’y a rien près d’elle pour la protéger. Quand dix bûches sont ensemble et rayonnent un feu énorme, il se peut que ceux qui perçoivent ce feu n’en veulent pas, ne soient pas touchés par sa rayonnance et tentent de l’éteindre, ils n’y parviendront pas. Cela n’est plus possible. Ils ne peuvent plus éteindre la flamme que vous avez allumée et qui grandit chaque jour davantage. Chaque jour davantage. Et alors, que va-t-il se passer d’après vous ? Vous avez allumé ici un petit feu, et quand nous disons ‘petit feu’ c’est bien sur relatif… Anna de son côté en a allumé un autre. Katerina va en allumer un également, Evangelia un autre et chacun avec le groupe qu’il anime. A un moment vous allumerez tous d’autres feux avec d’autres groupes et de nombreuses équipes verront le jour. Et alors, que se passera-t-il ? A un certain niveau de conscience les feux seront si nombreux que la chaleur qu’ils rayonneront s’unifiera, les vides entre les feux seront comblés, il n’y aura plus d’endroit où les gens auront froid là où vous vous trouverez parce que la chaleur se sera rependue partout. C’est la raison d’être des petits groupes qui se créent un peu partout, être un foyer. Et là bien sur nous ne pouvons que vous rappeler à quoi se rattache la notion de ‘foyer’. Elle se rattache à la Source bien sur. La Source est le Foyer. Et quand plusieurs d’entre vous sont réunis en mon nom, alors je suis avec vous… nous dirions même simplement ‘je suis’ et nous sommes tous réunis dans ce ‘je’. La Source est le centre du Foyer, du Feu.
Alors, quand vous serez morts, que restera-t-il de vous? Le foyer restera. La sensation du foyer que vous aurez apporté sur terre demeurera. C’est l’héritage que vous voulez laisser aux autres en partant, et ce n’est pas un petit héritage ! Vous devez être des gens bien riches pour pouvoir laisser un tel héritage aux générations à venir !
Il n’y a pas qu’El Morya avec nous aujourd’hui. Elie regarde en retrait avec un sourire ce qui se passe, comment les énergies qui sont ici jouent entre elles, et Saint Germain est ici aussi riant franchement des bons tours qu’il nous joue, parce que l’idée de la mort, c’était de lui ! C’est lui qui voulait tout mettre sans dessus dessous, lui qui voulait apporter le trouble pour pouvoir jouer avec. Il voulait apporter l’image de la mort au centre de notre cercle.
Au centre du cercle Saint Germain pose l’image la mort. Une grande dame, oui, un grand être, une grande dame toute de noir vêtue, avec son capuchon, prête à nous couper la tête. « Et qu’est-ce qu’on va faire avec cette image ? » demandons-nous. Nous allons l’accueillir. Parce que ce n’est qu’en mourrant que nous pouvons vivre. L’un de vous demandait tout à l’heure ‘la vie ou la mort ?’, l’un ne va pas sans l’autre et cela nous conduit à ‘la liberté ou la mort’… il n’y a pas de liberté sans mort. Si vous voulez poursuivre sur ce chemin, si vous voulez passer par le feu d’El Morya, il vous faut accepter la mort. Parce que le feu sublime. Le feu consacre la mort d’une existence en en créant une autre. La bûche doit mourir à sa condition de bûche pour que la chaleur puisse s’en dégager. La bûche doit mourir à sa condition de bûche pour que de la lumière en sorte. Vous devez mourir pour avancer. Et cela nous ramène à la fameuse question : ‘à quoi vous identifiez-vous ?’ qu’est-ce qui meurt et qu’est-ce qui continue à vivre en vous ?
El Morya est ici et continue d’activer le feu autour de vous, en vous et entre vous. Il entretient le feu que nous sommes et Saint Germain passe entre nous et l’attise. Il nous dit : ‘Réveille-toi ! Regarde donc ce qui meurt en toi, en cet instant même, qu’est-ce qui meurt ? (Intensément) réponds : qu’est-ce qui meurt ?’
Le superflu, le superflu, et beaucoup de choses sont superflues. La semaine dernière nous parlions de simplifier les choses. Saint Germain est ici pour nous aider à les simplifier plus rapidement que ce que nous pensions au départ, nous pousser un peu, pour prendre notre aura, nos corps énergétiques dans ses grands bras et nous secouer comme nous secouerions un olivier pour en faire tomber les olives… il le fait pour que tombe tout ce dont nous n’avons plus besoin. Ce n’est pas la première fois que nous le faisons, pas la première fois que nous l’entendons : plaçons l’intention que tombe le superflu, que s’en aille l’inutile. Et encore, encore, encore… c’est un ouvrage sans fin. Chaque fois que nous atteignons un plan de vibration différente nous avons à recommencer ce travail pour nettoyer nos niveaux de conscience et pouvoir accéder au plan supérieur.
Et que croyiez-vous ? Si nous voulons apporter la Source sur la terre, ne nous faut-il pas nettoyer le terrain ? Le nettoyer et le préparer. Le recouvrir de pétales de rose pour qu’il embaume… et à un autre moment nous les rejetterons ces pétales de rose parce que même eux seront devenus un rempart entre la lumière du soleil et nous. Chaque chose a un sens au niveau où elle se trouve. Les pétales de rose ont un sens à un certain niveau de conscience. Nous honorons le Père, notre Moi Supérieur, quand nous pensons à recouvrir la route qui nous mène jusqu'à Lui de pétales de rose. Nous l’honorons et lui montrons combien nous l’aimons, à quel point nous voulons que la route qui conduit à l’Union soit belle et odorante. C’est une pensée sensée et un acte attentionné dans un temps donné, sur un certain plan d’existence. Sur un autre plan ça n’a plus de sens et nous devons alors passer la main ou prendre le balai et ôter jusqu’aux pétales de rose pour que plus rien ne subsiste sur le chemin, rien ne subsiste qui puisse freiner l’Union, qui puisse interférer entre les deux énergies que nous sommes, celle du moi supérieur et de l’être en trois dimensions.
A chaque niveau correspond une mort. Réjouissez-vous en. Vous êtes morts si souvent et vous ne vous en souvenez pas. A chaque mort vous pouvez renaître à un niveau différent et créer quelque chose de neuf. Vous vous sublimez dans un autre niveau d’existence et vous vous rapprochez ainsi de la Source. N’est-ce pas ce que vous voulez ? Ouvrez donc votre cœur et accueillez la mort les bras grand ouverts. Et voyez ce qui se passe quand le symbole de la mort, son image, entre dans votre cœur. N’en soyez pas effrayés. Elle est votre amie et vous le savez fort bien. Elle est votre amie. Elle vient travailler la main dans la main avec vous, elle vient vous aider à vous libérer de l’ancien moi, peut-être un peu plus vite que vous ne le pensiez, mais vous avez de l’aide pour cela, et elle-même est là pour vous aider.
Tout cela est symbolique, ne vous inquiétez pas, il ne s’agit ni de mourir demain, ni après-demain. Vous avez encore beaucoup à faire, nous avons encore beaucoup à faire ensemble. Nous vous demandons simplement de prendre la mort dans vos bras comme vous le feriez d’une amie pour que vous puissiez vous délester des parties de vous-même dont vous n’avez plus besoin.
La semaine dernière nous avons parlé de catharsis. C’est exactement cela que fait la mort. Nous savons bien que ce n’est pas facile, parce que dès l’instant où vous accueillez la mort, d’un coup vous ne voyez plus qu’elle. Elle prend toute la place avec le travail qu’elle accomplit intérieurement. Voyez-vous, la mort c’est un peu comme ce que vous faites le soir avant d’aller vous coucher. Vous êtes chez vous, vous mangez, vous regardez la télé, vous discutez, vous jouer sur votre ordinateur… et l’instant suivant vous vous sentez fatigués et vous décidez d’aller vous coucher. Vous vous déshabillez. Vous êtes nus. Après vous enfilez un pyjama, une chemise de nuit ou rien du tout, et le lendemain matin vous vous rhabillez. Quoiqu’il en soit et pendant au moins quelques secondes, vous êtes nus. C’est indispensable, sinon vous ne pouvez pas enfiler votre pyjama, sinon vous ne pouvez pas porter un vêtement nouveau le lendemain. Il y a toujours quelques secondes où vous êtes nus. Et c’est très utile pour que vous puissiez vous changer et porter le lendemain quelque chose de propre, de nouveau, qui convient davantage à la journée qui s’annonce. Hier il faisait froid, vous portiez trois pulls. Aujourd’hui il pleut vous allez mettre votre imper. C’est pareil ? bien sur que non. Pour pouvoir mettre vos vêtements aujourd’hui il a fallu que vous retiriez ceux d’hier et que vous soyez nus, ne serait-ce que l’espace de quelques secondes. Ces secondes sont les secondes de la mort. A un moment donné, je sens que je n’ai plus rien. Ne vous identifiez pas à cet instant. En ce moment vous êtes nus. La mort est entrée dans votre cœur afin d’y ôter le superflu. Demain vous allez mettre vos beaux atours et vous habiller comme il se doit pour les nouveaux êtres que vous êtes devenus.
Que la mort est belle, qu’elle est douce, qu’elle est bonne d’accepter de faire ce travail. Qui d’autre qu’elle l’accepterait ? Personne ne l’aime et elle a pour vous l’amour d’une mère afin de vous permettre de traverser toutes ces phases en une seule vie. Vous pouvez bien sur demander à la flamme violette de venir dans votre cœur aider le travail de la mort, la sublimation des actes et des sentiments. Mais prenez votre temps, c’est ce que nous vous demandons cette semaine, autant que vous le supportiez… nous vous demandons d’accueillir la mort dans votre cœur et de vous réjouir chaque fois que vous ressentirez un vide dans le cœur. Ne dites pas ‘oh, je me sens mal, vide, qu’est-ce qu’ils m’ont encore fait cette semaine, qu’est-ce qui m’arrive ?’ etc. Arrêtez un peu de râler, n’en avez-vous pas assez ? Ne sommes-nous pas ici pour travailler ensemble ? Un peu de confiance ne nuit pas vous savez ! à chaque fois que vous ressentez un vide, souriez et pensez que sur ce vide se construit un nouveau futur, une nouvelle personnalité, un nouveau moi.
La, dans ce vide, nous allons apporter des semences. C’est l’endroit approprié pour recevoir les graines et vous, vous préparez le terrain grâce à votre travail. Soyez reconnaissants de ces vides que vous ressentez. Soyez reconnaissants pour cette procédure au court de laquelle vous recevez tant d’aide de notre part !
La semaine dernière El Morya était avec vous. Aujourd’hui nous sommes ensemble, El Morya et Saint Germain. Nous sommes toujours ensemble. Réjouissez-vous de la mort ces jours-ci parce que la mort génère la vie chez l’homme qui croit.
Nous ne rajouterons rien d’autre aujourd’hui parce que nous voulons vous laissez méditer ces mots. Vous laissez penser et vous demander : ‘est-ce que moi, je suis quelqu’un qui croit ?’
« Oui, je suis cette personne qui croit et je mérite complètement ce qui s’opère en moi en ce moment. Je le mérite parce que je suis venue ici pour me consumer et pour apporter la Source sur la terre. »
Qu’il en soit ainsi.
Et il en est ainsi.
