Soyez les bienvenus. Vous attendez la déesse Kâli encore présente dans vos cœurs. Elle est bien présente ici et continue de travailler avec chacun et chacune de vous. Le travail commencé la semaine dernière n’est pas de ceux qui s’achèvent en une semaine. Il s’agit d’un travail de fond. Vous ne reconstruisez pas aussitôt après avoir démoli. Pour reconstruire, après avoir détruit les images et les représentations, l’engrais a besoin de temps pour se faire. Il est nécessaire que toute l’énergie que vous avez accumulée autour de vous se rassemble et se transforme en engrais pour vous. Cela demande du temps. Nous y reviendrons plus tard.
- La féminité –
L’autre présence ici aujourd’hui est Marie. Elle vous attendait depuis plusieurs heures au centre du cercle avec sa couleur ciel et sa nature si féminine… nous laissons ces mots faire leur chemin en vous… que signifie ‘féminin’ pour vous ? Et aujourd’hui, alors qu’habituellement des hommes sont présents dans ce cercle, aujourd’hui seules des femmes le sont et de notre côté du voile les présences sont elles aussi féminines, Kâli et Marie. Vous dites que ce cycle est celui de Saint Germain mais il a laissé sa place pour ces rencontres à d’autres énergies et il garde l’espace en se tenant à la porte, rien d’autre. Il est le gardien de l’énergie de ce cercle durant ce mois.
Que signifie donc pour vous ‘énergie féminine’ ? Vous parliez d’étiquettes à détruire mais ce que vous pensez du féminin et du masculin ce sont aussi des idées, pensées, images qu’il serait bon d’abattre. De la douceur… oui il y a bien de cela mais pas de la tiédeur, il s’agit davantage d’une vibration qui se rapporte à la compréhension. Nous ne parlons pas de compréhension mentale mais d’une compréhension qui embrasse. C’est cela le féminin : une compréhension qui prend dans ses bras. Vous pourriez dire que c’est une compréhension qui trouve de l’espace au cœur pour tout y mettre.
Cela suppose un mouvement vers l’intérieur et c’est aussi ça le féminin : un mouvement orienté davantage vers l’intérieur que vers l’extérieur. Vous placez à l’intérieur tout ce que vous avez trouvé, compris, tout ce à quoi vous faites une place et du coup votre espace intérieur grandit (en grec cette notion de faire de l’espace est liée aussi à la notion de pardon). L’acceptation grandit….
Et les hommes qui lisent ces mots ? Qu’ils regardent leur mode de fonctionnement sans jugement, sans rejet. Qu’ils se regardent et qu’ils acceptent tout ce qu’ils sont… parfois, souvent ou presque toujours. Nous ne parlons ni d’hommes ni de femmes. Nous parlons de féminité et même s’il est plus facile pour les femmes de ressentir ce dont nous vous parlons, certains hommes fonctionnent très souvent en tant que femmes, et ce de plus en plus. C’est leur façon de faire grandir leur espace intérieur.
Le travail sur la féminité est un travail sur la contenance. La femme, la féminité contient… tout. C’est le but. Vous pouvez schématiser cela en voyant, mieux qu’une coupe, une sphère qui grandit. C’est votre champ qui grandit pouvant ainsi toujours contenir davantage de ce que nous vous apportons, de ce que vous découvrez et que vous acceptez.
Vous n’avez rien à faire lorsque vous vous trouvez dans cette qualité qu’est la féminité. Quand vous vous trouvez à l’autre extrémité vous agissez. Il est très important pour vous de sentir où vous vous trouvez, vers l’une ou l’autre des deux polarités, en fonction des moments de votre vie et de ce que vous souhaitez créer. Dans la phase actuelle nous vous demandons de vous tenir dans la polarité féminine non agissante. L’espace se développe.
- L’expansion de l’espace –
C’est ce que vous êtes invités à faire ces jours-ci en abattant les représentations que vous avez construites car ces représentations vous limitent. Nous vous le disions la dernière fois en utilisant l’image du parent ouvrant ses bras au petit enfant qui apprend à marcher : il ouvre ses bras et permet ainsi à l’enfant de faire l’apprentissage de la marche. En même temps il limite l’espace de l’enfant en l’assurant. Il est nécessaire et positif que cela se fasse ainsi, mais une fois que l’enfant a grandi il est tout aussi nécessaire que le parent s’efface afin de laisser l’espace à l’enfant qui pourra alors l’habiter, le faire sien. L’enfant découvre l’espace et le fait sien. C’est ce que vous avez à faire de façon intensive ces temps-ci.
Vous avez à prendre conscience des murs qui s’effondrent. Si ce que vous désiriez de toutes vos forces était d’atteindre ces murs, alors vous allez ressentir une grande solitude en les voyant disparaitre. Ce qui se passe en réalité c’est que vous agrandissez l’espace autour de vous en vous donnant ainsi la possibilité de grandir. Vous vous donnez la possibilité d’exprimer ce que vous êtes et non plus ce que les autres voient de vous.
Oui, nous parlons d’un processus assez statique. Vous êtes invités à prendre place au centre de votre sphère, à regarder les murs s’effondrer les uns après les autres et à voir ainsi la sphère grandir, grandir, grandir… vous pouvez aller très loin ainsi. Vous pouvez atteindre une telle expansion de conscience que vous allez vous sentir comme étant l’univers tout entier. Vous en arrivez là en suivant ce chemin jusqu’au bout, c’est-à-dire en restant assis au centre de la sphère et en constatant son expansion. Vous n’avez rien à faire, juste à constater que plus les murs s’effondrent et plus votre espace grandit, plus votre horizon s’éloigne.
- La nouvelle trinité –
Dans cette position où vous vous trouvez, nous apportons de nouveau les deux déesses présentes depuis le début de notre rencontre : Kâli et Marie. Sentez-les comme le plus et le moins. Placez Marie tout en haut au-dessus de la sphère et Kâli tout en bas, en-dessous de la sphère. C’es deux énergies scellent votre nouvel espace tout en l’aidant à grandir davantage encore. Elles le scellent tout comme elles assurent toute possibilité pour vous de grandir à nouveau lorsque vous le souhaiterez.
Elles se situent tout en haut et tout en bas, et votre place est au milieu. C’est votre trinité de cette semaine. Inutile de vous préciser que vous n’avez rien à juger. Vous n’êtes pas dans le sentiment, c’est une vérité : ni dans la joie, ni dans la peine. Vous êtes dans l’espace.
L’espace n’est ni triste ni gai : il est, et vous y prenez place.
Le temps n’est pas venu encore pour vous d’exprimer quoi que ce soit à partir de cette place. Il est l’heure par contre de prendre place et c’est ce que vous faites en vous asseyant dans l’espace, dans votre sphère.
Nous vous demandons de créer un léger mouvement dans cet espace et en partant du cœur, du deuxième chakra qui est le cœur de votre énergie, de voir un flux d’énergie monter jusqu’à Marie, tout en haut de la sphère… et redescendre à votre hara… et encore plus bas jusqu’à Kâli avant de remonter vers votre hara de nouveau. Voyez ce symbole de l’infini se dessiner et être activé, les énergies circulant d’une déesse à l’autre en passant par votre hara…
Vous pouvez à présent faire monter le centre de votre énergie, le centre du symbole jusqu’au cœur… sentez le flux qui continue de circuler…
Voyez un autre symbole de l’infini naître de votre cœur et aller devant et derrière vous jusqu’aux limites de la sphère. Vous demeurez assis au centre du flux des deux symboles de l’infini. Vous délimitez votre espace. Vous prenez place.
Laissez votre son circuler dans l’une et l’autre de ces deux directions, à l’horizontale comme à la verticale. Ecoutez-le… Le son délimite l’espace… Il emplit la sphère… Il devient soleil… Des rayons jaillissent de ce soleil et transmettent votre son à l’univers…
C’est votre première émission, votre acte premier. Vous commencez à vous réjouir… assis au centre, au cœur de l’univers que vous avez créé. Vous commencez à savourer votre création.
Vous êtes le cœur de la création. Vous êtes cela. Vous avez pris place et vous êtes assis à votre place.
Et il en est ainsi.
Question :
Que peut-on faire en pratique pour améliorer l’enracinement, l’ancrage ?
Réponse :
Très chère, le temps n’est pas à l’enracinement. Trouve ton espace, habite-le et quand ce sera chose faite alors tu pourras l’enraciner. Tu dois d’abord le trouver. L’heure n’est pas encore à l’enracinement.
Le travail de ces semaines ne se fait pas sur ce plan, c’est pourquoi vous vous sentez parfois ‘planer’. Vous avez même parfois l’impression dans la rue que vous allez tomber ! Le travail se fait ailleurs, vous ne pouvez pas être partout en même temps.
L’heure de l’équilibrage viendra. Pour l’instant l’heure est à l’expansion, viendra ensuite le temps d’ancrer cette expansion. Vous devez d’abord la sentir clairement, laissez cela se faire et vous y installer. D’abord cela et le reste ensuite.
