Avec le Maître Saint Germain
9 – Avec la déesse Kâli

A Athènes, par l’intermédiaire de Mariannick
15/05/2013

Soyez les bienvenus. Vous êtes maintenant prêts et nous pouvons venir vous tenir compagnie (une longue discussion avait précédé avec des contenus assez ‘lourds’, puis a suivi un ‘recadrage’ !). Il nous est parfois assez difficile de descendre… vous savez, le point de départ de nos rencontres se situe autant chez vous que chez nous. Nous travaillons en commun. Avec votre désir de venir aux rencontres et de nous sentir vous ouvrez un champ, vous montez quelques marches, rien que par votre intention et votre attente. Vous montez et nous descendons quelques marches aussi. Nous nous rencontrons à peu près à mi-chemin. Quand vous demeurez dans le quotidien avec toutes ses difficultés, dans cette dimension terrestre qui vous alourdit moralement, alors il nous est très difficile d’arriver jusqu’à vous. Nous vous lançons dans ces moments-là des petits fils que vous attrapez parfois… ou pas. Il nous est impossible de descendre jusqu’à vous lorsque vous n’attrapez pas ces fils.

Quand vous prenez conscience et que vous rentrez au cœur en disant « je me souviens de mon centre, je me souviens ce que je suis venu faire ici, je me souviens de la rencontre pour laquelle je suis venu » alors tout change et les couleurs autour de vous changent aussi. C’est comme un creuset qui se met en place et le travail peut commencer.

Soyez donc les bienvenus dans ce creuset alchimique dans lequel nous prenons tout ce que vous êtes et ensemble nous le sublimons et nous avançons. Soyez les bienvenus, nous vous attendions et nous sommes heureux que vous ayez réussi à trouver le chemin jusqu’à nous.


- Mettez à bas les maîtres ! –

Maître ! Quel grand mot ! Nous allons parler des maîtres aujourd’hui. Vous pensez : « Saint Germain est un maître, tout comme El Morya ou Kouthoumi… Combien de maîtres est-ce que je connais ? ». Vous pouvez penser aussi à une personne proche de vous, que vous avez rencontrée et qui vous aide sur votre route et que vous avez tendance à qualifier de ‘maître’.

Ce sont toujours les autres qui sont des maîtres, n’est-ce pas ? Toujours les autres ! Et si nous démolissions tout ? Disons qu’aujourd’hui nous démolissons tout, nous abattons tout, vraiment tout, nous ne laissons rien debout. Aujourd’hui n’est pas jour à la construction ! C’est le moment de tout démolir. Nous sommes venus en force voyez-vous aujourd’hui, nous vous avons d’abord remis un peu à votre place et puis nous venons à présent vous dire « abattez tout, rien ne doit demeurer à sa place de tout ce que vous avez construit jusqu’à maintenant ! »

Vous vous plaignez en disant « oui mais l’amour… oui mais la paix… oui mais, mais… » et nous ne voulons rien entendre de tout cela. Nous détruisons aujourd’hui, nous démolissons. Au centre du cercle se tient une forme féminine aux multiples bras destructeurs, la déesse Kâli. Elle détruit tout ce qui en vous se rapporte au maître, tout ce que vous avez construit, les connaissances, les impressions, le respect, la reconnaissance, oui même ces choses si belles, elle détruit tout.

Que se passe-t-il quand vous détruisez un immeuble ? Toutes les pierres s’effondrent, il n’y en a pas deux qui restent accolées, tout est dispersé et ne restent autour de vous que des murs effondrés, des pierres isolées, rien d’autre, des morceaux sans liaison entre eux. Qui est un maître pour vous ? Personne.

Vous voulez appeler votre cher Saint Germain. Il a laissé la déesse au centre du cercle et se tient à la porte pour que personne ne s’en aille et que personne ne rentre à part l’énergie présente aujourd’hui. Saint Germain fait le guet. Il veut s’assurer que l’alchimie qui s’opère dans votre âme aujourd’hui continue bien et qu’aucune énergie ne viendra ‘équilibrer’ ce que vous vivez, ce que vous ressentez, avant son heure, et cette heure n’est pas encore arrivée.

Pour l’instant tout est démoli et il est nécessaire qu’il en soit ainsi car vous avez pris une route qui ne vous mène nulle part. Oui, autrefois elle vous conduisait bien quelque part, en effet. Cette route est très utile durant de nombreuses années mais à présent elle vous emmène dans le mur et c’est pourquoi nous venons détruire ces murs.  

Il n’y a pas de maître pour vous. Il n’y a pas de maître qui vienne vous dire ce que vous devez faire ou pas. Il n’y a pas de maître pour vous montrer les couleurs que vous devez travailler en vous. Il n’y a pas de maître pour vous ouvrir la route. Les maîtres sont loin, en respect total du processus qui se joue aujourd’hui. Ils ne l’ignorent pas et vous pouvez les voir à distance, en cercle, les bras croisés : ils observent. Ils n’interviennent pas et n’interviendront pas.


- Personne n’est un maître en ce moment sur Terre pour vous ! –
 
Les maîtres dans votre vie : parfois vous nous dites « même mon voisin est un maître pour moi, je peux voir en lui des aspects qui me manquent et ainsi apprendre de lui ! » Laissez cela pour d’autres temps, laissez cela. Laissez ces instants tièdes se dissoudre à l’image des murs qui se sont effondrés.

Le cercle formé aujourd’hui est destiné à des personnes qui ont du cran. Si vous n’en avez pas vous ne retravaillerez pas ce que nous vous disons aujourd’hui. Si vous en avez, vous plongerez dans l’énergie et vous vous y abandonnerez. Vous pensez avoir quelque chose à gagner ? Laissez tomber cela aussi. Et Mariannick qui vous transmet tout cela ? Démolissez aussi son image, elle est là pour ça, pour que vous la détruisiez comme elle a elle-même de son côté à détruire ses propres murs.

Vous pensez que des maîtres vivent près de vous ? Détruisez-les ! Personne n’est maître en ce moment sur Terre pour vous. Chaque mot de cette phrase a son importance : personne, en ce moment, sur Terre, pour vous et ceux qui liront ou écouteront ce que nous vous disons aujourd’hui…

« C’est désespérant » dites-vous. Non ! Mais il est nécessaire que vous passiez par cette phase pour que vous ouvriez enfin les yeux. En ce moment nous pouvons vous comparer à des enfants qui viennent d’apprendre à marcher. Les bébés ont grandi dans les bras de leurs parents avec beaucoup d’amour et à un moment le papa et la maman ont reculé d’un pas en disant : « viens ! » et l’enfant s’est mis à marcher en pensant que la plus belle chose au monde c’était d’aller vers ce papa, cette maman, et de tomber dans leurs bras. Rien n’était plus beau que cela !

Ensuite l’enfant grandi et même si ses parents continuent d’être tout pour lui, il se met à courir sans toujours savoir où il va. Simplement il aime courir. Et il tombe. Comment étiez-vous à 4, 5, 6 ans ou peut-être même plus tard ? Mariannick se souvient de genoux rouges de mercurochrome. Elle courait, tombait, mettait du mercurochrome et continuait à jouer…

C’est ce que font tous les enfants quand leur papa et leur maman leur ont laissé le champ libre. Ils courent et tombent jusqu’à ce qu’ils se stabilisent, jusqu’à trouver en eux un axe assez stable. C’est là où vous vous trouvez quand nous venons vous dire de détruire les maîtres : les maîtres à notre niveau comme au vôtre, les personnes que vous considérez comme des maîtres. C’est un passage très difficile car au moment où vous n’avez plus personne devant vous vers qui courir et vous jeter dans les bras, il est fort possible que vous vous mettiez à courir par ci par là et que vous tombiez. Ça fait mal mais ça n’a pas d’importance ! Ca n’a pas d’importance parce que vous êtes dans le jeu, c’est cela que nous voulons vous montrer !

Oui, tout s’est effondré. Oui, nous vous disons que les maîtres n’existent plus pour vous. Oui il se peut que vous tombiez, que vous ressentiez de la solitude, que vous pensiez que vous n’y arriverez pas parce que vous n’avez plus cette aide, ces bras qui vous attendent, mais en fait cela n’a pas d’importance. Ce qui a de l’importance c’est le jeu et c’est de grandir sans ces bras devant vous. Grandir jusqu’à ce que l’axe s’impose, un axe qui va venir de l’intérieur. Ce n’est ni un maître de notre plan qui vous aidera à l’installer, ni une personne de votre plan qui vous montrera la route : c’est vous qui placerez cet axe en vous, qui construirez cet axe que vous voulez en vous, c’est vous !


- Le maître en vous : exercice –

C’est ainsi que vous devenez maître de vous-mêmes ! C’est ainsi que vous bâtissez le maître en vous, en démolissant d’abord tous les autres. Oui, il est nécessaire que cela se passe de cette façon parce que tant que vous gardez les maîtres près de vous comme une béquille, tant les maîtres terrestres que les autres, vous ne pouvez trouver le maître en vous.

C’est dur ? Oui, oui, vous avez raison. Vous avez raison, c’est une période de test qui est difficile, vous avez absolument raison de le dire. Nous le savons bien mais un père, une mère, ne peut rester devant son enfant des années durant. Au plan de la Terre vous n’y penseriez même pas ! Quand le petit enfant se met à marcher, vous savez qu’il va tomber. Il va beaucoup tomber les premières années, il aura mal, il va saigner, pleurer puis apprendre à se tenir droit, maître de lui, car c’est ainsi qu’il apprend et que vous apprenez.

Détruisez mes amis, détruisez toute image du maître en vous, toute image qui demeure au cœur car à cet instant, nous insistons de nouveau sur ce point, cette image qui pouvait être une aide les années, voire les mois passés, cette image est à présent un obstacle, un frein. Elle est un frein.

Concentrez-vous au cœur car c’est là que vous trouverez le maître que vous êtes pour vous-mêmes, pas pour les autres, pour vous-mêmes. Vous avez tous abattu les murs. Des cendres naît le maître en vous. Le phœnix renaît au cœur de ces cendres. Accueillez-le.

Nous vous demandons cette semaine de pratiquer l’exercice qui suit et nous vous prions de ne pas le laisser de côté, de ne pas l’oublier comme c’est souvent le cas !

Exercice :

A chaque fois que vous pensez à un maître spirituel ou à une personne que vous considérez comme un maître, voyez son image devant vous se briser, tomber en mille morceaux qui vont entrer en terre. Ils pénètrent la terre et deviennent de l’engrais. Cet engrais remonte à la surface, son énergie passe entre vos pieds, remonte jusqu’à votre premier chakra et tout le long de votre colonne vertébrale.

Des cendres naît le maître en vous. Vous êtes maîtres de vous-mêmes, ne cherchez pas ailleurs. Vous ne trouverez votre vérité nulle part ailleurs, seulement en vous. Ne cherchez pas car vous ne trouverez pas ailleurs ce qui se trouve à l’intérieur.

A chaque fois que vous ressentirez le désir d’écouter ce que quelqu’un vous dit, écoutez si vous voulez puis démolissez et laissez les cendres entrer en terre, devenir engrais. Voyez comment cet engrais se transforme pour venir construire le maître en vous. L’énergie que vous sentirez peut être à terme très différente de celle que vous aviez au départ, à l’extérieur, car à partir des cendres vous avez la possibilité de modeler ce que vous voulez…


- Fermeture –

La déesse indienne de la mort demeure au centre de votre cercle. Elle est déesse de la mort et de la renaissance mais cette semaine elle vous accompagne dans son aspect relatif à la mort afin de vous aider à abattre toutes les images des maîtres que vous portez en vous, afin que vous vous asseyez enfin au cœur dans votre nudité, sans maître mais forts de la décision ferme d’apprendre à marcher et à courir tout seuls, chacun décidant de sa propre vitesse, de l’orientation qu’il prend et de la couleur qu’il veut donner à son chemin.

Cette semaine vous êtes donc tel l’enfant qui a appris à marcher mais qui tombe encore souvent. Ca ne l’arrête pas. Il aime jouer et le fait de tomber ne l’arrête jamais, ce n’est pas un obstacle pour lui ! Trouvez l’enfant que vous êtes au cœur, l’enfant pour qui c’est égal de tomber et de saigner : il sait bien qu’une nouvelle peau va se former ! Il ne s’inquiète pas une seconde, pas une seule seconde. Il continue de courir. Il continue de jouer car c’est la seule chose pour lui qui a de l’importance : le jeu qu’il a entrepris. Les parents n’en font pas partie, c’est l’enfant qui détermine son jeu. C’est aussi cela que vous faites en grandissant.

Nous vous laissons avec cet exercice. Nous continuons à faire cercle autour de vous pour assurer le plan dans lequel vous jouez. Nous n’intervenons pas. Quand les enfants jouent dans la cour de l’école, ils tombent et se relèvent et les parents n’interviennent pas. Ils laissent le jeu se poursuivre mais auparavant ils ont encadré la cour et se sont assurés que le terrain était bien protégé. Sachez donc que vous pouvez abattre toutes vos images en totale sécurité.

Et il en est ainsi.