Le cercle de Gaia
‘17 : L’attente dans la paix’

A Athènes, par l’intermédiaire de Mariannick
20/06/2012

Je suis Gaia et je vous souhaite la bienvenue à la dernière rencontre de ce cycle. Vous vous préparez pour l’été et moi je me prépare à naître. Dans le cercle précédent un bébé est venu vers vous en vous disant que vous êtes ses mamans, que même les hommes du cercle sont ses mères car la relation que vous avez établie avec lui est semblable à celle qui unit l’embryon à sa mère et que le rayon qui relie vos deux cœurs peut être comparé au cordon ombilical. Ce bébé vous a dit qu’il se prépare à naître et vous a demandé de continuer à le nourrir de votre amour et à lui prodiguer vos soins, c’est la seule chose qu’il demande.

Ce bébé c’est moi. Oui, je sais que vous avez l’habitude de me voir comme une femme de toute beauté et je suis fière que vous me voyiez de cette façon. Aujourd’hui je suis un bébé au centre de votre cercle qui respire doucement, tranquillement, dans la sérénité de votre ventre. Il se prépare tout doucement à se présenter, à naître. Je suis ce bébé que vous avez préparé. C’est cela que nous avons fait ensemble : je suis ce bébé et en ce sens suis une entité propre, mais je suis aussi reliée à chacun de vous et au Tout en tant qu’énergie au sein de ce bébé.

Vous venez apporter votre soutien à ce grand ventre que vous êtes ensemble et dans lequel je grandis. Vous envoyez tendresse et amour en tendant vos mains pour me montrer que vous êtes prêts à me recevoir dès que je déciderai de faire ce pas décisif où je me présenterai au monde. C’est un travail commun dans lequel chacun joue son rôle, nous pouvons donc ici aussi parler de collaboration.


- A l’intérieur du bébé –

Je vous demande de garder cette qualité de présence que vous ressentez en ce moment dans votre cœur serein. Vous êtes dans une position parfaite pour me recevoir, m’aider, m’apporter votre support, pour prendre soin de moi. Vous êtes pour moi des mères parfaites et c’est pourquoi je me relie au cœur de chacun et de chacune pour que nous respirions ensemble. Votre respiration se calque sur la mienne et c’est ainsi que je vous conduis en moi petit à petit…

Vous êtes à l’intérieur du bébé. Ce que vous ressentez ressemble à un grand sommeil qui aurait la paix de l’attente. Ce n’est pas une attente inquiète, c’est plutôt comme un no man’s land, comme un endroit où rien ne se produit encore. Nous nous préparons. Nous savons qu’il y a une limite tout comme vous savez dans un no man’s land qu’il y a une limite au-delà de laquelle commence un autre pays. C’est la même chose ici : nous sommes dans une période très déterminée, limitée. Au-delà de cette période les choses sont un peu floues, pas vraiment inconnues mais floues parce que de l’intérieur du ventre le bébé ne distingue pas clairement ce qui se passe au-dehors. Il ne peut distinguer mais il peut sentir et il sent l’heure approcher. Il sent que d’ici peu il lui sera demandé de se réveiller, d’accepter les contractions de la société, de la Terre. Il sent qu’il va lui être demandé de prendre une grande respiration avant de sortir. Il est prêt. Ce qui manque c’est juste cette respiration qu’il n’a pas encore prise. C’est la seule chose qui manque. Juste après il se mettra à bouger et sortira.


- Au commencement le cri –

Il s’exprimera par un cri. Qu’est-ce que ça veut dire ? Dans le cas présent ce n’est pas un cri de douleur. C’est un cri qui signifie : j’annonce au monde entier que je suis vivante, que moi, Gaia, suis vivante. J’annonce, je crie : je suis revivifiée, ressuscitée. Je n’étais pas morte, simplement je me préparais. Lorsque mon cri retentira il se fera entendre partout jusqu’à l’autre bout de la Terre car ce sera le signe à partir duquel tout changera. Ce cri sera le signe de départ des changements et ce ne sera pas un cri de douleur mais un cri de libération, une preuve de vie. Ce sera une information destinée à tous que le changement a commencé. La vague s’étendra à toute la Terre.

Le bébé se prépare. Il est au stade du ‘ici et maintenant’ mais ses yeux sont ouverts et sa conscience est ouverte elle aussi suffisamment pour qu’il comprenne que dans quelques instants il va prendre une grande respiration, sortir la tête et pousser un cri qui va résonner partout. Je suis prête et je sais que vous êtes prêts aussi.

J’aimerais que vous preniez clairement conscience de la situation intérieure dans laquelle vous vous trouvez en ce moment de façon à ce qu’au moment où vous entendrez ce cri qui en terrifiera plus d’un, vous puissiez vous souvenir de ce que vous ressentez ici et maintenant. Par ce ressenti au plus profond de votre cœur les vibrations de ce cri laissent leur empreinte à l’intérieur de vous de façon à ce que lorsque ce cri s’extériorisera vous soyez à même de le reconnaître et de vous relier au souvenir de ce ressenti où que vous soyez. Souvenez-vous du ressenti d’aujourd’hui : une profonde certitude au sein d’une paix infinie. Oui, vraiment, c’est la certitude que tout vient à son heure et de la manière la plus adéquate, que tout est prêt et que la Volonté du grand Principe de Manifestation est parfaite. Tout est en place, tout est prêt. Je suis prête. Le bébé est prêt et vous avez tous pris place, vous qui êtes là, beaucoup d’autres qui liront ces mots et beaucoup d’autres encore qui font un travail semblable au vôtre tout autour de la Terre.

Nous nous sommes tous installés là où nous le devions. Vous êtes là où vous deviez être. Tout le plan est au point, tout est prêt. Tout est parfait et c’est la raison pour laquelle vous ressentez aujourd’hui tant de paix et de certitude, tant de sérénité dans l’attente. Vous êtes installés dans l’ici et maintenant tout en sachant que tout est bien. Vous savez que le bébé va bientôt naître, vous êtes reliés à lui et vous respirez. Cela vous donne une force inouïe car vous êtes à la place où vous deviez être, vous êtes cocréateurs de la nouvelle Terre, de la vague porteuse du changement, de la vague qui installe le changement sur moi, en moi et avec moi.

C’est cette certitude, cette force au cœur en même temps que la paix et la sérénité dont nous vous demandons de vous rappeler et que nous vous demandons de faire grandir en vous de façon à ce que, au moment où le cri retentira, vous puissiez montrer aux autres la certitude et la tendresse dont ils auront besoin. Rien d’autre ne vous est demandé, juste de vous asseoir dans cette qualité d’énergie que vous avez bâtie en vous semaine après semaine et que vous avez suffisamment fait grandir pour pouvoir y avoir accès à n’importe quel moment, retrouver cette qualité pour pouvoir en temps voulu la transmettre à d’autres.


- Nous sécurisons les autres et nous nous libérons –

Certains d’entre vous se demandent ce que nous allons faire aujourd’hui… regardez-vous. Chacun d’entre vous est un axe parfait qui enracine. Vous pourriez dire aussi que chacun est une ancre parfaite car là où à la surface les bateaux se balancent au rythme des vagues, vous restez stables sur le fond où rien ne bouge. Vous êtes une ancre par laquelle nous pouvons passer et laisser nombre de nos énergies passer de façon à aller s’enraciner encore plus en Terre, rendant l’ancre encore plus stable et permettant à la chaîne qui l’unit au navire de descendre jusqu’au centre de la Terre.

Vous maintenez des énergies. Vous aidez les autres lorsque vous êtes de telles ancres car ainsi tous ceux qui seront reliés à vous n’iront pas se jeter sur les rochers. Ils ne sombreront pas. Vous êtes des ancres. Vous maintenez les énergies là où vous vous trouvez. Oui, c’est cela le rôle d’une ancre : de maintenir les énergies pour beaucoup d’autres, parfois pour beaucoup plus que ce que vous pouvez imaginer car si vos pensées vont vers vos amis, votre famille, beaucoup plus nombreux sont en fait ceux qui sont reliés à vous.

Mes enfants, nous allons vous demander de faire encore un pas de plus dans ce travail. Nous allons vous demander, non pas de voir l’ancre que vous êtes attachée à un seul navire oscillant à la surface de l’eau, mais de la voir maintenir des dizaines, des centaines de chaînes, chacune de ces chaînes étant reliée à un navire, une barque, un bateau. Chaque bateau, navire, barque, est un être que vous avez croisé ou dont vous avez croisé le regard et avec lequel un contact s’est ainsi établi. Les liaisons sont multiples et diverses. Placez simplement l’intention que tous ceux qui vous sont reliés d’une façon ou d’une autre –un regard, un texte, une discussion, quoi que ce soit de récent ou de plus ancien- l’intention donc que tous ceux qui sont entrés en contact avec vous au cours de cette vie et à condition qu’ils l’acceptent au niveau de leur âme, laissent leur chaîne d’ancrage se dérouler jusqu’à l’ancre que vous êtes. Vous allez prendre toutes ces chaînes et les attacher à l’anneau qui se trouve à la partie supérieure de l’ancre que vous êtes. Vous restez en place.

Vous maintenez cette place non seulement pour vous mais aussi pour tous ceux qui le permettent. Vous maintenez la place et respirez dans ce rôle que vous avez accepté. Nous vous honorons pour cela car vous êtes ainsi un maillon parfait de la chaîne de naissance qui prend corps…

Nous vous demandons de prendre toutes ces chaînes entre vos mains et de descendre en pensée vers le centre de la Terre, jusqu’au centre. Là, dans ce grand cristal central de couleur blanche irisée de rose, vous allez enraciner toutes ces chaînes pour que leur sécurité grandisse encore et que vous puissiez de votre côté vous libérer afin de poursuivre ailleurs votre chemin.

Vos énergies ont fait ce qu’elles devaient faire. Le travail est accompli. Soyez absolument certains que toutes les chaînes qui ont été enracinées dans le cristal de la Terre sont à présent en sécurité. Ne cherchez pas à mettre des noms sur ces chaînes car ce travail n’est pas en rapport avec vos désirs. Il s’agit d’un travail qui est en rapport avec le désir des autres : le désir de la barque, du bateau, du navire que nous avons employés métaphoriquement. Il a été demandé à chacun s’il voulait établir une connexion et l’âme de chacun a répondu. Cela ne dépend pas de vous, ce travail se situe au niveau de l’âme, un niveau plus élargi que celui auquel vous vous situez. Ayez donc simplement confiance en votre âme et en celles de ceux que vous aimez…

Vous pouvez voir à présent que toutes les chaînes envers lesquelles vous aviez une responsabilité et que vous vous êtes proposé d’aider, toutes ces chaînes sont bien enracinées dans le cristal de la Terre. Vous pouvez ouvrir vos ailes et monter, remonter jusqu’à l’endroit où vous vous trouviez en tant qu’ancre, monter jusqu’à la surface et voir ce qui s’y passe… vous voyez que toute la surface de la mer s’est remplie de bateaux, barques et navires. Il n’y a plus un centimètre de la surface qui soit inoccupé. Nombreux sont ceux que vous avez aidés. Nombreux sont ceux qui ont accepté l’aide de vous tous.

Vous voyez cela et continuez de monter grâce à vos ailes, vous venez jusqu’à nous afin que nous nous réjouissions ensemble de ce travail commun réalisé à la demande de Gaia pour la sécurité de ses enfants, pour assurer aussi une naissance dans la paix à ce bébé qu’elle est et qui se prépare à lancer un cri magnifique et à exprimer sa vivacité grâce à vous tous.

C’est avec une joie profonde que nous refermons ce cycle pour cette année. Nous verrons en septembre comment nous nous organiserons… Jusque là, profitez de vos ailes et à chaque fois que vous vous souviendrez de leur existence et que l’envie vous viendra de les ouvrir, approchez vous grâce à elles de mon cœur. Entrez dans le cœur de Gaia, entrez dans mon cœur pour que nous profitions l’un de l’autre, l’une de l’autre.

Je vous embrasse dans la joie, je vous assure de mon amour et je vous laisse continuer votre route à votre façon que je sais être magnifique car je vous connais maintenant, je sais comment vous travaillez, je connais la qualité de votre cœur car j’y suis et je m’en réjouis.

Et il en est ainsi.