Nous accueillons Saint Germain qui arrive de toute sa force sur la vague de joie que nous venons de créer. Il aime venir sur de telles vagues. Il s’y sent en pays connu et quand nous parlons de la joie, quand nous parlons du rire, quand nous faisons des farces et du reste il se demande bien pourquoi personne n’en a fait aujourd’hui premier avril… et Mariannick est un peu inquiète et se demande s’il ne va pas nous en faire une… donc par une telle journée ceux qui se trouvent de l’autre côté du voile se sentent très bien parce que c’est vraiment le rire qui domine. La sensation de la plaisanterie, de ne pas prendre les choses au sérieux, prend le dessus. Le fait que tout peut se dire. Tout se joue, dans le sens où tout peut devenir un jeu.
Comprenez que lorsque vous parlez de la joie, quand vous parlez du jeu, la vibration de votre cœur change immédiatement, réellement dans l’instant. C’est amusant parce que nous vous parlons souvent de la joie, et c’est vrai que dès que nous en parlons votre cœur s’ouvre, et cela est un de vos acquis. Mais nous vous disons aussi, et cela avec une pointe d’humour, que vous avez réussi à prendre la joie pour une affaire sérieuse. Vous avez compris que la joie est positive pour vos cœurs, un moyen d’ouverture du cœur, et lorsque vous voulez utiliser cet outil vous avez à nouveau tendance à le faire d’une manière sérieuse. Ce que vous n’avez pas encore réussi à changer et à regarder avec sérieux c’est le jeu, et c’est la raison pour laquelle nous en parlons aujourd’hui. Quand vous parlez du jeu vous n’êtes pas sérieux du tout. Vous avez encore cet enthousiasme qui est relié à la joie, qui arrive d’emblée. Là ce n’est plus l’adulte qui parle, ce n’est plus la personne sérieuse qui s’exprime, c’est l’enfant qui parle en vous. C’est l’enfant que vous avez dans le cœur qui remonte à la surface. Il domine et prends les rennes de votre vie. Il impose les règles du jeu, et les règles du jeu pour un enfant quelles sont-elles ? Tout d’abord ‘je m’amuse’, ensuite ‘je passe du bon temps’ et enfin ‘les autres, je m’en fiche’. Et là bien sûr nous entendons quelques réactions parmi vous. ‘Les autres, je m’en fiche’ c’est ce que disent les enfants. Les enfants vous le savez sont égocentriques et regardent d’abord leur propre intérêt, ce qui est bon pour eux-mêmes. Ils veulent être bien, et si les autres autour d’eux vont bien aussi, tant mieux, sinon nous dirions que ce n’est pas leur problème.
Cela peut vous paraître un peu égoïste mais au fond vous savez très bien que ça ne l’est pas, que simplement cela parait ainsi. Là où cela peut sembler un jeu égoïste pour un enfant de cinq ou sept ans, le fait d’arriver à cela en toute conscience à votre âge ne relève pas de l’égoïsme. Il ne s’agit plus exactement ici de ‘je me fiche de ce que font les autres’. Il s’agit de ‘Je me tiens à ma place et fais ce que je sais être bon pour moi. A partir du moment où je m’installe dans ma grandeur, ce qui est bon pour moi ne peut simplement pas être mauvais pour le voisin’. C’est là qu’est l’énorme différence. Là où vous êtes arrivés, quand vous vous êtes assis sur votre trône et que vous faites ce qui est bon pour vous, en aucun cas vous ne pouvez nuire à votre voisin, à celui qui se tient face à vous. Simplement, chacun s’occupe de son trône, chacun s’occupe de la place qu’il occupe.
C’est comme ce que nous vous disions la semaine dernière au sujet de la sphère de lumière. Nous parlions des petits prismes qui en constituent la surface et nous disions que chaque prisme est une couleur qui est éclairée par la lumière qui se trouve au centre de la sphère. Si chaque responsable de chaque prisme, au lieu de nettoyer sa propre surface pour qu’elle puisse refléter au mieux la lumière, essaie d’aller nettoyer le prisme voisin, tout d’abord il n’y arrivera pas parce que c’est trop loin et qu’il risque de tomber, de perdre son équilibre et il ne fera pas du bon travail, et ensuite il ne fera pas son propre travail puisque pendant qu’il essaie de s’occuper des surfaces voisines il ne s’occupe pas de la sienne. Là où il peut peut-être arriver à nettoyer les bords du prisme voisin, il ne parviendra pas à nettoyer le sien et ne fera donc pas ce pourquoi il est venu sur cette surface et dans cette couleur. Vous voyez combien il est important que chacun se tienne sur son propre terrain, son propre trône, et fasse le travail là où il se trouve, sans pour autant dire qu’il se fiche de l’autre, mais en sachant que ce n’est pas son travail de nettoyer dans le terrain du voisin, qu’il ne lui appartient pas de faire le travail du voisin. Il a assez de travail comme cela avec son trône et son propre terrain. Et le jour où vraiment chaque responsable de prisme sur cette sphère s’occupera de son propre terrain, de sa couleur, la sphère rayonnera croyez-le bien. Toutes les couleurs de la sphère brilleront, rayonneront la lumière de la Source, la lumière du Centre. Et chacun sera influencé par ses voisins, dans ce sens que chacun se réjouira du fait que le voisin de gauche et de droite, d’en haut et d’en bas, resplendit comme lui-même et qu’ensemble ils font une symphonie, une harmonie de couleurs, ils forment un tableau magnifique, complètent la création, donnent vie à la création. C’est cela votre travail mes enfants, vous tenir sur votre surface, votre trône, et regarder devant dans la joie.
La dernière fois, nous vous avons dit aussi que vous avez jusqu'à maintenant travaillé suffisamment votre liaison avec le centre, avec les rayons qui relient la surface au centre et avec l’entité que vous êtes à la surface. Nous vous disions que là où nous avons du travail à faire c’est sur ce que vous projetez à l’extérieur de ce système. Il était nécessaire d’accomplir ce travail qui a eu lieu parce que vous ne pouvez rien projeter de valable, une création, une lumière, si vous n’ êtes pas capables d’abord de laisser passer au travers du canal que vous êtes, la lumière de la Source. Donc, avant toute chose, le premier travail qui doit être entrepris c’est le nettoyage du canal que vous êtes. Voyez-vous comme un grand tuyau dans lequel vous pouvez souffler de façon à en chasser toute poussière qui pourrait y demeurer, tout ce qui pourrait s’y trouver et ne pas y être à sa place.
Envoyez de la lumière et placez comme intention que ce canal soit nettoyé. Soufflez de toute votre force de façon à créer un vide, parce que c’est seulement dans ce vide que peut venir le nouveau. Ce n’est que par ce vide que la Parole du Père peut être aspirée. Au niveau énergétique c’est exactement cela qui se produit, une aspiration, un appel, et quelque chose de plein ne peut rien aspirer, le vide est nécessaire pour que l’aspiration se produise et que du nouveau entre. La première des choses que vous avez faites était donc de vider le tuyau que vous êtes de façon à ce qu’il puisse aspirer l’énergie de la Source. Cela s’est fait en partie. Nous disons en partie parce que ce travail se poursuit toute la vie. Vous aurez sans cesse ce travail à poursuivre. Sans cesse vous aurez à nettoyer toujours davantage et sans cesse vous verrez que le canal s’ouvre chaque jour davantage, que les parois qui étaient au départ assez épaisses s’affinent. Jusqu'à votre mort, c’est une chose que vous constaterez chaque jour. Comme nous l’avons dit, vous en avez pour la vie. Cela ne se termine jamais, nous nettoyons sans cesse. Et nous, là où nous nous trouvons, continuons ce nettoyage sur un autre niveau, beaucoup plus subtil, mais nous le poursuivons en abandonnant toujours des aspects de nous-mêmes de façon à laisser la lumière de la Source nous traverser sans entraves, sans altération, intacte. C’est cela le but, laisser passer la lumière intacte…
Votre but était que vous puissiez en tant que canal laisser passer suffisamment de lumière intacte de telle sorte qu’après vous avoir traversé elle puisse créer, et cela vous l’avez atteint. Vous savez, c’est comme pour la gymnastique, quand quelqu’un veut sauter loin il faut d’abord qu’il prenne un bon élan, puis un bon point d’appui et enfin il peut sauter. C’est ce que vous faites. Vous provenez de la Source, prenez de l’élan et un bon point d’appui sur le rayon puis vous faites le saut, vous actualisez dans la vie où vous vous trouvez. Vous matérialisez. Vous donnez de la couleur à la surface. Mais le travail ne s’arrête pas là. Ca, c’était votre travail jusqu'à maintenant. Nous voulons dire par là que jusqu'à maintenant vous vous êtes très bien préparés mais nous sommes arrivés à un niveau où cette préparation, nous ne dirions pas qu’elle est terminée puisque comme nous l’avons dit auparavant vous en avez pour la vie, disons plutôt qu’elle a atteint un niveau suffisant. Suffisant pour que vous passiez au niveau suivant. Suffisant pour que vous commenciez quelque chose de nouveau. Suffisant pour que vous commenciez une vie nouvelle parce que nous pourrions vous le dire aussi de cette façon : vous avez passé une vie à nettoyer le terrain, à prendre conscience d’où vous venez et de qui vous êtes, pour en arriver là où vous êtes, avec une nouvelle vie qui commence, une vie de création.
Vous êtes arrivés au premier étage de cette vie. D’un côté vous pourriez vous reposer et vous dire ‘d’accord, je sais qui je suis, je sais à quoi je suis relié, j’ai appris certaines choses, j’ai nettoyé le terrain suffisamment pour me sentir bien et sentir ce à quoi je suis relié et maintenant je peux souffler un peu…’ Oui, vous pouvez souffler un peu… mais pas trop ! Parce que quand on s’assoit quelque part pour admirer la vue, au début on est très content et puis après on commence à s’ennuyer. Donc, profitez de la vue et réjouissez-vous de là où vous êtes arrivés, mais ne vous reposez pas trop et redémarrez pour une nouvelle étape.
La nouvelle étape consiste à être continuellement des créateurs conscients. Cela signifie qu’à chaque instant je sais qui je suis et que je reconnais mon lien à la Source et au rayon. Je sais que je suis l’un et l’autre, le centre et le rayon c’est-à-dire, ainsi que la surface. Je sais que je suis ces trois parties à la fois. J’arrête de croire que ma place n’est qu’à la surface. Ma place se trouve aux trois niveaux continuellement. Continuellement. Je prends conscience des trois et je ne les oublie pas. Je suis ces trois niveaux et étant cela je crée, parce que je dispose de l’énergie qui m’est donnée par la Source via le rayon pour que je laisse la lumière s’échapper de mon cœur et créer ce que je désire. Quand je laisse ce rayon partir de mon cœur et que je le relie à la joie, au jeu, alors que puis-je créer ? Quel jeu avez-vous en tête ? Quel jeu avez-vous dans vos cœurs ? Et dans votre ventre aussi, parce que le rire est quelque chose que vous ressentez aussi dans votre ventre. Votre ventre aussi se réjouit lorsque vous riez. Ne dites-vous pas quand vous avez mal au ventre ‘ne me faites pas rire, ça va me faire mal’ ? Le ventre rit, le cœur rit, le cou et la bouche rient, et vos yeux rient aussi… c’est tout votre corps qui rit lorsque vous riez.
Nous aimerions que vous pensiez à quelque chose qui vous fait rire. Que vous y pensiez en tant que créateurs. Je sais que c’est ce que vous allez faire, mais soyons clairs, nous ne rions pas de la souffrance de l’autre. Nous ne rions pas de voir l’autre tomber. Nous rions parce qu’une tension s’est détendue et c’est cette détente qui a provoqué le rire ou le sourire… nous ne rions pas de l’autre mais avec l’autre, ensemble… qu’est-ce qui vous fait rire mes enfants ?
Tout à l’heure, Anna, Katerina et Mariannick étaient ici et riaient beaucoup de constater à quel point elles étaient devenues complètement folles… et là où elles auraient pu trouver matière à inquiétude, elles ont au contraire trouvé matière à rire, parce que chaque chose peut être vue sous des aspects différents, et qu’au lieu de nous en inquiéter nous pouvons en y portant un autre regard, en rire. Même quelque chose que vous venez vous-mêmes de dire et qui vous a paru très sérieux, peut si vous le réécoutez vous paraître bizarre et vous faire rire, vous faire rire de vous-mêmes. Vous faire rire de voir à quel point vous étiez sérieux.
Voyez quelque chose qui vous a fait rire, ou imaginez quelque chose qui pourrait vous faire rire. Nous aimerions, là où vous vous tenez, à la surface de la sphère, que vous preniez de nouveau la position de l’homme de Vitruve, pieds et bras grands ouverts à toute création. Dans cette position vous êtes comme une étoile à cinq branches, avec la tête, les bras et les jambes… vous êtes comme une étoile avec le cœur au centre. Au travers de cette étoile que vous êtes et qui brille parce qu’elle est reliée à la Source par le rayon, sentez la lumière qui vient de la Source, poursuit son chemin sur le rayon et vient vous frapper dans le dos. Elle vous atteint au cœur, le traverse et poursuit sa route vers l’extérieur, à l’extérieur de la sphère, dans l’espace.
Voyez, voyez comme cette lumière qui passe par votre cœur prend forme, prend la forme que vous souhaitez lui donner alors que nous vous demandons d’imaginer quelque chose qui vous fait rire. Cela peut être un événement, cela peut être un simple rire, un rire tellement contagieux qu’il vous fait rire aussi, et fait rire aussi les autres et voila que c’est l’univers entier qui rit…
Nous vous demandons de sentir cette énergie partir de votre cœur et prendre forme sur les vibrations du rire. Chacun d’entre vous se trouvant sur une partie différente de la sphère, voyez tout l’univers autour de la sphère s’illuminer, s’illuminer de vibrations délicates, aériennes. Il est éclairé par la joie, éclairé par quelque chose de si subtil… essayez de sentir ces vibrations, elles sont vraiment très subtiles, ce sont des vibrations enfantines, très pures. Imaginez le rire d’un enfant, d’un très petit enfant qui rit pour un rien, simplement parce qu’il est heureux d’être en vie. Près de lui se trouve son papa ou sa maman qui le chatouille, lui fait une grimace, se cache derrière un livre et réapparaît. L’enfant rit. Il rit parce qu’il croyait que son papa avait disparu… le croyait-il vraiment ? bien sûr que non ! Il a fait comme s’il le croyait. Il savait très bien que derrière le livre son papa était caché, il pouvait voir ses mains, son corps. Le visage seulement était caché mais il faisait comme si son papa était caché en entier, et lorsque le visage réapparaissait, il éclatait de rire tellement il se réjouissait de le revoir.
C’est ce qui se passe avec vous mes enfants en ce moment. Vous avez participé à un immense jeu, et vous avez joué à ce jeu pendant fort longtemps : faire comme si vous croyez que le Père n’existe pas. Au fond de votre coeur vous connaissiez fort bien la réalité de son existence. Vous la reconnaissiez dans chaque bourgeon au printemps, dans le cœur de vos enfants, dans l’amour entre les hommes. Vous le saviez et jouiez le jeu du ‘comme si’. Et maintenant vous avez suffisamment grandi pour prendre conscience qu’il est vraiment derrière le livre. Vous le savez parce que vous voyez les mains, vous voyez le corps, et vous savez ainsi fort bien que dans une seconde le visage va de nouveau apparaître…
Il est apparu. Vous voyez à nouveau ce qui se passe, vous sentez de nouveau la Source, vous sentez de nouveau votre union, votre liaison, vous savez de quoi il est question et vous riez. Vous riez comme un petit enfant, vous riez comme des petits enfants parce qu’enfin vous nous retrouvez. Enfin vous savez que nous sommes là. Enfin le temps des incertitudes est terminé. Enfin vous savez. Il y a une certitude, et à partir de maintenant, même si nous jouons de nouveau à cache-cache, vous savez que nous y jouons. Vous savez que le jeu avec les énergies se joue ainsi, c’est-à-dire que certains jours vous ne vous sentez plus reliés, vous nous ‘perdez’, vous ne nous entendez plus, ne nous sentez plus. Vous savez bien que deux ou trois jours plus tard vous allez nous sentir de nouveau. Vous allez sentir nos bras autour de vous. Vous aller sentir l’amour autour de vous et dire ‘tiens, d’où ça vient ? Ah, les amis sont revenus… nous les sentons de nouveau et en rions. Nous rions d’avoir cru qu’ils étaient partis alors que nous savions fort bien qu’il n’en était pas ainsi’.
C’est le jeu de cache-cache tout en ayant pleinement conscience du jeu. C’est cela la grande différence avec avant. Avant, vous jouiez à cache-cache mais vous ne le saviez pas. Maintenant vous le savez et vous en réjouissez, et vous envoyez votre joie à tout l’univers. Nous prenons cette joie et en faisons des rubans pour jouer avec, réalisant ainsi d’autres créations. Quand vous viendrez, quand votre heure sera venue de revenir près de nous, quand vous aurez terminé votre travail sur Terre, vous verrez ce que nous avons fait ensemble et vous en serez fiers, et vous rirez encore plus ! Et la Joie remplira tous les cœurs, et chaque cœur se remplira de joie, parce que la Joie c’est le Père, la Joie c’est la Source. Lorsque vous vous reliez à la Joie et que vous la transmettez, vous vous reliez à la Source, c’est la même chose.
Faites ce jeu et venez rire avec nous à chaque instant, quand vous le désirez. Quand cela vous chante, prenez votre cœur d’enfant et venez jouer avec nous. Nous vous attendons. Nous sommes toujours avec vous pour jouer ensemble, créer ensemble. Tout comme nous serons de nouveau avec vous la semaine prochaine pour un autre jeu.
D’ici là jouez bien aussi entre vous.
Et il en est ainsi.
